SVQ_166 SIGILLA

166) … en creusant, en 1842, dans la vieille Sûre, devant Diekirch, pour établir les fondements des piles du beau pont de Gilsdorf, que l’on vient d’y construire, on a trouvé, à la profondeur de deux mètres, un sceau en cuivre qui doit y avoir été jeté, il y a bien des siècles, et qui porte l’inscription «S[igillum] Johan van Diechry» ou «S[igillum] Johan van Dieckir». Il s’en est fallu du tir groupé de deux historiens renommés, tous deux originaires de Diekirch, Nicolas VAN WERVEKE (*1851, +1926) et Jules VANNERUS (*1874, +1970), pour redresser les erreurs de datation et d’attribution, dont furent victimes François-Julien VANNERUS (*1779, +1850), le grand-père de Jules, qui le datait au 14e siècle et l’attribua à Jean l’Aveugle (*1296, +1346) ainsi que le Chevalier Louis Charlemagne Joseph L’ÉVÊQUE DE LA BASSE-MOÛTURIE (*1784, +1849), qui le datait au 13e siècle (1205-1221) et l’attribua à un membre de la maison de Lorraine. VAN WERVEKE et VANNERUS réussirent à montrer que le sceau datait en fait du 15e siècle et qu’il avait appartenu à Johann SCHELLART alias Johann MERTINS, né avant 1430 et décédé après 1483, qui fut lieutenant du prévôt (Markvogt) de Diekirch de 1460 à 1483. Issu d’une famille noble aux ramifications paneuropéennes, Johann SCHELLART aurait résidé avec son épouse Jeanne D’AMEL à Diekirch pendant la deuxième moitié du 15e siècle. Jules VANNERUS restitua le sceau de «Jean de Diekirch» à la Ville de Diekirch en 1955; il en fut gratifié du titre de citoyen d’honneur de la Ville de Diekirch en 1959. (bp, 2020-11-11_bp)

 

 

Deux interprétations du sceau découvert en 1842 dans la Sûre à Diekirch: Louis Charlemagne Joseph L’ÉVÊQUE DE LA BASSE-MOÛTURIE, à gauche, identifie les 5 éléments du blason de Jean de Diekirch comme étant des alérions (petits aigles représentés les ailes étendues et pointant vers le bas, sans bec ni pattes) et l’attribue de ce fait à un représentant de la maison de Lorraine du 13e siècle, dont le blason est d’or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d’argent (fond jaune traversé d’une barre rouge, oblique de haut en bas et de gauche à droite, garnie de trois alérions en argent). L’interprétation du blason de Jean de Diekirch par Nicolas VAN WERVEKE et Jules VANNERUS, à droite, est la suivante: d’argent à la fasce (bande horizontale) de gueules (rouge) chargée de trois croisettes (petites croix) d’or et accompagnée de trois fleurs de lis de gueules (rouges), deux en chef (en haut) et une en pointe (en bas), tel est le blason de la famille des SCHELLART. [Reproduction des sceaux et blasons, transcription de l’inscription, arrangement graphique: bp_2020]

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