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139) … outre le Masterplanning sketch for Diekirch réalisé en 1984, Léon KRIER (*1946), qui peut s’enorgueillir – excusez du peu – de compter parmi ses supporters S.A.R. le Prince de Galles, élabora un plan d’aménagement particulier privé pour le lieu-dit Kréiwénkel au sud de Diekirch. Le style de la cité satellite s’apparenta – toutes proportions gardées – à l’image de Seaside, agglomération de villégiature en Floride (USA) et projet phare du courant « new urbanisme ». KRIER y avait contribué en construisant pour ses propres besoins une résidence familiale, dénommée « KRIER-WOLFF House » qu’il habita brièvement avec son épouse Rita WOLFF (*1941), artiste peintre autodidacte originaire de Diekirch puisque fille cadette des époux Constant WOLFF (*1904; +1990), avocat à Diekirch et Marguerite DELVAUX (*1913; +2005). Le projet Kréiwénkel de KRIER ne fut pas réalisé. Au contraire, en l’an 2015, après d’interminables tergiversations politiciennes, un nouveau Lycée technique agricole vint à s’échouer sur le site Kréiwénkel, à l’aplomb du campus scolaire de la rue MERTEN. (bp, ls, cb, tj, 2016-12-25_bp)

 

 

Screen Shot 2016-12-23 at 01.56.47 Seaside, Florida, USA - KRIER-WOLFF House

En bas à gauche, situation de Seaside en Floride aux USA. En haut, agglomération Seaside à vue d’oiseau. Le cercle rouge indique l’emplacement de la résidence qui porte le nom de « KRIER-WOLFF House ». Le cadre blanc délimite l’extrait agrandi figurant en bas à droite avec marqueur rouge qui pointe sur le « KRIER-WOLFF House ». [Photos aériennes: Google_2016; arrangement: bp_2016]

 

KRIER-WOLFF House 1985 & 2003

« KRIER-WOLFF House » au 84, Tupelo Street à Seaside en Floride aux USA. A gauche, version originale de 1985 peinte en blanc-magnolia et à droite, version agrandie de 2003 peinte en rouge-brique. [Photos: L. KRIER, The Architecture of Community,  KRIER-WOLFF House, Seaside, Florida, 2009, ISBN 13: 978-1-59726-579-9, p. 350-363]

 

138) … avant que Robert GOEBBELS (*1944), ministre des Travaux publics de 1989 à 1999, ne leur confia la réalisation de la Cité judiciaire du plateau du Saint-Esprit, les frères Léon KRIER (*1946) et Rob KRIER (*1938), architectes luxembourgeois de notoriété internationale, reconnus têtes de file d’un « new urbanism » révolutionnaire par les uns et dénigrés pasticheurs néo-classiques invétérés par les autres, avaient produit maints « croquis et esquisses plus ou moins aboutis pour l’urbanisme d’Echternach, de Diekirch ou même du Kirchberg, sans qu’aucun de ces projets ne soit réalisé ». Ainsi, Léon KRIER avait-il élaboré en 1984 à la demande du Ministère des Travaux publics un Masterplan pour la Ville de Diekirch: Il y est déjà question de densification du tissu bâti, de comblement des lacunes existantes, d’organisation fonctionnelle cellulaire, de resserrement du quadrillage routier autour des entités fonctionnelles, d’extension du réseau piétonnier et de délestage du trafic de transit par une tangente sud, « the aim being to limit the expansion of medium sized towns and villages without reducing their responsibilities for growth and development. » (bp, ls, fg, 2016-12-19_bp)

 

 

Frères KRIER - 2016-12-19

Léon KRIER (*1946), à gauche, élabora un masterplan pour la Ville de Diekirch (1984) ainsi que le masterplan du projet de la Cité judicaire sur le Plateau du Saint-Esprit à Luxembourg (1993 à 2001). Ce dernier projet fut finalisé et réalisé (2001 à 2008) par Rob KRIER (*1938), à droite, en collaboration avec l’architecte local Jean HERR (*1945) du bureau « architecture et environnement », à qui la Ville de Diekirch doit l’école Sauerwiss inaugurée le 2 septembre 1975. [Photo: R. KRIER_2010; arrangement: bp_2016]

 

Carto Dk KRIER Léon Masterplan Diekirch 1984_1 - Version 2

Carto Dk KRIER Léon Masterplan Diekirch 1984_2 - Version 2

En haut, Masterplan pour la Ville de Diekich par Léon KRIER (1984). En bas, réseau routier existant en 1984 (à gauche) et tel que projeté par le Masterplan pour la Ville de Diekirch (à droite). Le noyau de la Vieille Ville est en jaune, la Sûre est en bleu et la voie de délestage du trafic de transition par une tangente sud est en vert. [Plans: L. KRIER_1984; silhouettage: bp_2016-11-21]

 

137) … 4 salles de cinéma fonctionnaient à Diekirch: Le Cinéma PATHÉ (±1915) se trouvait au N° 1 de la rue de Stavelot où Charles THEIS (*1880) tenait une boulangerie, un café-restaurant, une salle de fêtes et un cinéma. Le PALACE (1913-1935), salle de projection avec balcon aménagée à l’arrière de la maison 40 de la Grand-Rue, comptait quelques 100 sièges. Il fut exploité successivement par Jean-Pierre WAGNER-SCHUMACHER (1913-1917), Georges NICKELS (1918-1920), François MERENS-HILLARD (1921-1925) et Jean MEYER-ALFF (1925-1935). Coulé d’une pièce dans du béton armé façonné par Mathias SCHOU-THIRY (*1906, +1984), le Ciné CAMEO (1929-1975), situé au 8 avenue de la Gare, fut exploité d’abord par Nic WELTER-THIRY (*1872) ensuite par Pierre WELTER-WELBES (*1907, +1993). En plus du cinéma les WELTER y tenaient également un café-restaurant, un commerce de combustibles et une entreprise de transports. Sur la devanture du cinéma se trouvait d’ailleurs un pont-bascule servant au pesage des charges de charbons et de briquettes. En 1985, la Ville de Diekirch reprit à son propre compte le Ciné SCALA (1951-2017) au 31 rue Jean l’Aveugle. Elle en équipa la salle d’une nouvelle installation de projection, d’une insonorisation performante et de confortables sièges de récupération en provenance d’abord du Ciné ELDORADO puis du Ciné EUROPE de Luxembourg-ville qui éteignirent leurs projecteurs en novembre 1988. Mais en 2017 le nouveau complexe cinématographique de la Al Seeërei sonne définitivement le glas de l’ancien Ciné SCALA. (bp, rob, cb, adb, nd, pd, mfw, np, 2017-6-21_bp)

 

 

1921

A l’avant-plan la rue Saint-Antoine et au fond, au centre la Boulangerie Ch. THEIS, actuellement Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat. A droite, la maison d’édition Justin SCHROELL [Photo: NN, 1921; dép: Maison de Soins SERVIOR « Bei der Sauer »_2016]

 

Les cinq cinémas de Diekirch [plan: Administration du cadastre et de la topographie, Géoportail_2016; photos: SSMN_2007; projection du nouveau complexe cinématographique « Al Seeërei »: Holweck Bingen Architectes_2013; graphique et légende: bp_2017-06-21]

 

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Cinéma MEYER-ALFF, Diekirch: Programme du dimanche 7 novembre [NB: L’année n’est pas renseignée], séances de 15:00 et 18:30 heures. Entre 1925 et 1935 – Jean MEYER-ALFF exploitait le Cinéma PALACE de 1925 à 1935 – le 7 novembre tombait un dimanche en l’an 1926 et seulement en l’an 1926. Le programmme est donc celui du dimanche, 7 novembre 1926: Rosita (USA, 1923) par Ernst LUBITSCH et Raoul WALSH avec Mary PICKFORD et Les Petits (France, 1925) par Marcel DUMONT et Gaston ROUDÈS avec Lucien DALSACE et France DHÉLIA. Merci à Annemie et Nicky DIEDERICH-BRESSLER pour la mise à disposition du document.

 

136) … âgées de 12 respectivement 10 ans, Marthe et Juliette VESQUE, ont attrapé le redoutable virus de la circophilie en 1891 alors qu’elles assistaient à une représentation du fameux Cirque PINDER qui avait déployé son chapiteau à Diekirch. Devenues circophiles insatiables, les sœurs VESQUE couraient les pistes et autres salles de spectacles parisiennes de 1903 à 1947. Elles ont légué à la postérité un ouvrage encyclopédique en trois volumes, Le Cirque en images, étoffé de quelques 8.000 dessins du monde des jongleurs, dompteurs de fauves et autres saltimbanques qui embrasaient les chapiteaux parisiens de la première moitié du vingtième siècle. Cet ouvrage fait partie du « Fonds VESQUE » qui comporte pas moins de 15.725 dessins paraphés « MJV », donc exécutés conjointement par Marthe et Juliette VESQUE, 23 fascicules du Journal manuscrit des sœurs VESQUE et une documentation richement fournie sur le monde du show-biz, du music-hall et des fêtes populaires. En 1962, Marthe VESQUE, survivante des « Petites Sœurs du Cirque » l’avait d’abord laissé dans son intégralité au Musée National des Arts et des Traditions Populaires de Paris, qui a malheureusement dû fermer ses portes en 2005. Il fut finalement transféré au Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM) solidement amarré dans le port de Marseille depuis 2013. (bp, cb, jb, cw, 2016-10-07_bp)

 

 

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En haut à gauche, Cirque COURT-HAGENBECK, avenue de Clichy à Paris, le 20 juillet 1930, en bas à gauche, Cirque AMAR, Porte de Saint-Cloud à Paris, en Juin 1929 et à droite, Cirque de Paris, le 2 janvier 1930 par les Sœurs VESQUE [in « En Piste ! Le cirque en images des Soeurs Vesque » par Bernadette BOUSTANY, Découvertes Gallimard, 1992, ISBN: 2-07-056659-5; dép/arr: bp_2016]

 

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Le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranéee (N°1) réalisé par Rudy RICCIOTTI dans la rade de Marseille, sur le môle J4 du port de la Joliette est relié par une passerelle au Fort Saint-Jean (N°2). Le Centre de Conservation et de Ressources, un monolithe de béton rugueux et ocre, entaillé de puits de lumière, planté dans le quartier de la Belle de Mai par Corinne VEZZONI, héberge depuis 2013 le « Fonds VESQUE ». Stephano BOERI, père des « forêts verticales », fait esquisser un semblant de vol plané à l’étonnante Villa Méditerranée (N°3) qui complète la brochette des infrastructures culturelles et muséales du port de Marseille. [photo: nbi_2016; mod/arr: bp_2016]

 

135) … le Professeur Julien Joseph VESQUE (*1848 à Luxembourg, +1895 à Paris), botaniste de formation et Maître de Conférences à la Faculté des Sciences de Paris, fut habile violoniste et fin dessinateur à ses heures perdues. Aussi a-t-il exécuté tout en délicatesse un dessin aux traits clairsemés mais justement placés des Dräibraken à Diekirch. Pendant de nombreuses années il vint en effet passer ses vacances à Diekirch, dans le foyer de sa sœur cadette Marie Paule VESQUE (*1850, +1926), épouse de Justin Napoléon SCHROELL (*1837, +1898), éditeur-imprimeur de la rue Saint-Antoine à Diekirch. Leur fils Paul Joseph SCHROELL (*1879 à Diekirch, +1939) fut éditeur du Landwirt, du Tageblatt et des Cahiers Luxembourgeois. Croquant au crayon et à la plume sur son calepin paysages, monuments ou ruines de châteaux rencontrés en chemin, le vacancier parisien sillonna les campagnes ardennaises en compagnie de ses filles, Marthe (*1879, +1962) et Juliette (*1881, +1949), leur enseignant l’art du dessin et la patience nécessaire à l’étude de la nature. De 1901 à 1925, elles officient comme dessinatrices au service de la Manufacture de porcelaine de Sèvres avant d’intégrer le Muséum national d’histoire naturelle comme peintres sur vélin. Elles y réalisent des planches de zoologie et participent à l’illustration de divers ouvrages scientifiques sur la flore. (bp, cb, 2017-09-22_bp)

 

 


Les « Sœurs VESQUE » : A gauche, Marthe VESQUE, née en 1879 à Joinville-le-Pont et décédée le 4.12.1962 et à droite, Juliette VESQUE, née en 1881 à Paris et décédée le 4.2.1949 [photo: nbi_2016; mod: bp_2016-09-19]

 


A droite, extrait du Tableau généalogique de Jean VESQUE (*1707, +1784) illustrant les relations généalogiques entre les familles VESQUE et SCHROELL: Les « Sœurs VESQUE » sont cousines de Paul SCHROELL (*1879 à Diekirch; +1939) (en bas du tableau) et Jean VESQUE de Puttelange ou Johann VESQUE von Püttlingen (*1803 à Opole, Pologne, +1883 à Vienne, Autriche) alias Johann VAN HOVEN (à gauche), einer der bedeutendsten oesterreichischen Liedschöpfer zwischen SCHUBERT und BRAHMS, fut l’oncle au 3e degré du professeur Julien Joseph VESQUE (*1848 à Luxembourg, +1895 à Paris, France), père des « Sœurs VESQUE ». [portrait: Johann Vesque von Püttlingen, Lithographie originale par Josef KRIEHUBER_1838; tableau généalogique: bp_2016-10-06]

 

134) … le toponyme « Dräibraken » (Drei Brâken, Dräi Brâken, Dreibraacken) fait référence à un ensemble de 3 maisonnettes avec annexes implantées sur la route nationale N7 qui monte du Bamerdall au Fridhaff. Elles se trouvaient à la sortie de Diekirch, à mi-chemin entre la ferme ZEYEN à droite (actuellement Foyer Bamerdall) et le décrochage à gauche du chemin vicinal desservant les lieux-dits Zamperbur et Seiteschgronn. Dans les années soixante, les immeubles furent rasés pour permettre l’élargissement et la réfection de la N7. L’artiste peintre diekirchois de renommée nationale, Théophile STEFFEN, paysagiste prolifique, immortalisa le site Dräibraken en 1962; la peinture à l’huile fait partie du patrimoine pictural de la Ville de Diekirch. Un an plus tard, en 1963, Ben MOLITOR (*1917, +1984), chroniqueur local bien connu et fidèle compagnon de Fernande COSTER (*1926, +2009), légendaire présidente du Syndicat d’Initiative et du Tourisme de Diekirch, chante feu Antoine WEILER (*1877, +1963), menuisier-ébéniste-charron de la rue de l’Eau et figure emblématique de la gente artisanale diekirchoise. Il l’appelle « Brâken Tun ». Rien de plus naturel puisqu’ Antoine WEILER est originaire du hameau Dräibraken. (bp, jb, gw, pk, cb, 2016-09-17_bp)

 

 

draibraken-situation-annotee-sans-signature

Situation du hameau ou lieu-dit Dräibraken sur la route nationale N7 à la sortie de Diekirch [orthophoto: Administration du cadastre et de la topographie_2013; légende: bp_2016-08-03]

 

draibraken-old-vs-new-sans-signature

Vues centrifuges (à gauche) et centripètes (à droite) sur le hameau Dräibraken à la sortie de Diekirch, avant (en haut) et après (en bas) démolition des immeubles dans les années soixante. Sur les clichés centripètes (à droite) l’ancienne ferme ZEYEN, l’actuel Foyer Bamerdall, apparaît au bout de la chaussée. [photos en haut: Photothèque de la Ville de Diekirch_pk; photos en bas: bp_2016-06-25]

 

133) … les remparts de Diekirch sont à la base de l’emblème du 750e Anniversaire de son Affranchissement que la Ville de Diekirch a fêté en grande pompe en l’an 2010: La muraille doublée de son fossé et percée de ses trois portes fait carcan aux chiffres « sept »  et « cinq »  qui épousent ostentatoirement le contour des étroites artères du cœur de Diekirch alors que le « zéro » s’append discrètement, un peu à l’écart des regards, en extra-muros. La tricolore héraldique – or, azur, argent – et les icônes autochtones – la Vieille Église, le Deiwelselter et l’âne – font la foisonnante symbolique de l’emblème anniversaire. (bp, jd, ft, lr, mf, cd, pk, cw, wb, lcd, jb, 2016-08-22_bp)

 

 

Logo 750

Emblème créé à l’occasion du 750e Anniversaire de l’Affranchissement de la Ville de Diekirch prenant pour élément graphique de base les remparts de la Vieille Ville. [bp_2009]

 

132) … en ville, le Bock arbore fièrement son Huelen Zant, vestige « manipulé » des fortifications de la Gibraltar du Nord. En revanche, pas de « dent creuse » à Diekirch. Néanmoins, deux fragments originaux des remparts de Diekirch – plus discrets, il est vrai – y sont conservés et demeurent apparents: L’un se trouve sur l’Esplanade, près de la Porte de Brabant, au fond du jardin de la propriété du Dr Hein ROSCH (*1911, +1996), père-fondateur d’une dynastie de médecins-dentistes. (N° A, immeuble et portion d’enceinte marqués en bleu). L’autre, adjacent à la Porte de Luxembourg en bas de la Grand-Rue, forme le mur de séparation entre l’ancien Hôtel de l’Europe et le Café attenant, à l’arrière de l’ancienne propriété du Dr Lucien WEILER (*1915, +1985), médecin-dentiste. (N° B, immeuble et portion d’enceinte marqués en rouge). De plus, il y a discussion au sujet d’un éventuel troisième pan de mur « historique » épargné par la déposition de l’enceinte effectuée entre 1795 et 1810 (N° C, immeuble et portion d’enceinte marqués en vert). Il se trouverait rue du Pont, au fond de la cour de l’immeuble du Dr Paul DECKER (*1908, +1985), médecin-dentiste comme ses confrères Hein ROSCH et Lucien WEILER. (bp, cw, fg, 2017-04-24_bp)

 

 

Vestiges remparts_all

Vestiges des remparts de la Ville de Diekirch (en haut) et leurs emplacements respectifs sur le plan VANNERUS de 1809 (en bas à gauche), sur le plan cadastral de 2016 (en bas au milieu) et sur l’orthophoto de 2013 (en bas à droite) [plans: MH[s]D, François Julien VANNERUS_1809, plan cadastral de l’Administration du Cadastre et de la Topographie_2016, orthophoto de l’Administration du Cadastre et de la Topographie_2013; photos et graphiques: bp_2016-08-06]

 

131) … plusieurs ruisselets s’écoulaient à ciel ouvert au travers de la ville fortifiée. Ces cours d’eau ravitaillaient la population en eau et assuraient l’évacuation de détritus de tous genres. Le Bamerdaller Baach évite la ville forte en passant à l’ouest par devant les fossés. Le Millebaach alimente l’ oberste Mühlen situé au pied du Härebierg avant de pénétrer dans la Ville par la Porte de Brabant. Pointant vers l’ouest, il décroche une première collatérale qui emprunte la rue Saint-Antoine. Avant d’atteindre la Porte Saint-Antoine elle vire au sud et s’engage dans la rue de l’Eau – cette dernière n’a donc pas volé son nom. A hauteur de la rue de l’Étoile elle passe la muraille et continue son chemin en extra-muros pour rejoindre la branche centrale du Millebaach qui vient de quitter l’enceinte par la Porte de Luxembourg après avoir parcouru la Grand-Rue du nord au sud. Ainsi réunies, les deux se dirigent au sud en suivant l’avenue de la Gare. Elles contournent le Marchals Pesch pour se jeter finalement dans la Sûre, légèrement an aval de l’embouchure du Bamerdaller Baach. En passant la Place de la Libération, le Millebaach décroche une deuxième collatérale qui se dirige vers l’est, emprunte la rue du Curé et quitte l’enceinte. Elle s’écoule en extra-muros jusqu’au lieudit op der Tomm, où elle s’infléchit pour se jeter dans la Sûre. (bp, cw, 2016-11-05_bp)

 

 

SVQ-3.131) Ruisselets, Plan VALERIUS ±1840

Plan de la Ville de Diekirch par le géomètre Richard Pancrace VALERIUS (*1773, +1842) datant du début du XIXe siècle (1821-1842): l’enceinte (emplacement marqué en rouge) est déposée entre 1795 et 1810; les fossés sont vendus et les premières constructions sur les fossés apparaissent à partir de 1821; les cours d’eau (en bleu clair) s’écoulent à ciel ouvert. Il n’est pas exclu que des communicantes entre les différents réseaux aient existé (les éventuelles communicantes sont représentées en trait discontinu). Le Marchals Pesch et le lieudit Tonn [op der Tomm] se trouvent sur la rive gauche de la Sûre, de part et d’autre de l’actuel pont de la Sûre. Légende: DSBF = Dérivation de la source Bellefless(ch)en (parcours approximatif), BB = Bamerdaller Baach, MB = Millebaach, E = entrée du Millebaach, MB_O = branche ouest, MB_E = branche est, MB_C = branche centrale, SO = sortie de la branche ouest, SE = sortie de la branche est, SC = sortie de la branche centrale. [MH[s]D; plan: Richard Pancrace VALERIUS_1821-1842; graphique et légende: bp_2016-06-07]

 

bamerdaller-baach-rue-guillaume-avenue-de-la-gare-2002-2005

Le ruisseau Bamerdaller Baach partiellement canalisé en sous-terrain devient apparent lors des travaux de reféction de l’infrastructure routière de la rue Guillaume en 2002 (à gauche) et de l’avenue de la Gare en 2005 (à droite). [plan: Administration du cadastre et de la topographie, Géoportail _2016; graphique et légende: bp_2016-11-05; photos: bp_2002, 2005]

 

130) … à la fin du XVIIe siècle Louis XIV (*1638, +1715) régnait en maître absolu sur les terres et peuples de France et d’ailleurs. En 1688 l’armée du Roi Soleil conduite par le maréchal Louis François Duc de BOUFFLERS (*1644, +1711) déferla sur nos contrées. Tout le pays est occupé par les Gaulois … Tout ? Non ! Un village peuplé d’irréductibles […] résiste encore et toujours à l’envahisseur. Les vaillants habitants de Diekirch refusent d’abandonner leur bourgade fortifiée en 1320 par Jean l’Aveugle (*1296, +1346) aux hordes incendiaires du « Chevalier de la Croix » – dixit Chevalier l’Évêque de la Basse Mouturie alors que Jos HERR et Peter OLINGER l’intitulent « sieur LACROIX »chef des partisans français tenant garnison à Vianden et chargé de maintenir en respect la population du pays. A chaque coup de boutoir porté par les flibustiers français, ils réaménageaient et reconstruisaient les plantations saccagées et les immeubles dévastés. Outragé et fou de rage, LACROIX se serait exclamé: « Il faudrait couper bras et jambes aux Diekirchois pour parvenir à les dompter ». (bp, cw, 2016-08-12_bp)

 

 

Carto Dk 1571 BERTELS - 4

Miniatures des localités de Diekirch (en haut à gauche) et d’Ettelbrück (en haut à droite), côte à côte dans le Petit BERTELS, calepin (147 mm en hauteur, 99 mm en largeur) à dessins exécutés à la plume en 1571 par l’abbé Jean BERTELS (*1544, +1607). [MH[s]D; Petit BERTELS, 1571, p. 60-61]

 

Carto Dk 1571 BERTELS - 7 - Version 2

Diekirch et son enceinte en 1571 par l’abbé Jean BERTELS (*1544, +1607), donc un siècle avant l’invasion du Luxembourg par les troupes du Roi Soleil. Louis XIV. La taille réelle du dessin est de 73 mm en largeur et de 35 mm en hauteur. Au centre et à l’avant-plan, la Porte de Liège ou Porte Saint-Antoine (située à l’ouest) et au fond, la Vieille Église Saint-Laurent dont le clocher porte une simple croix, disproportionnée par rapport à la hauteur de la flèche, sans autre girouette en forme de coq ou autre animal emblématique [MH[s]D; Petit BERTELS, 1571, p. 60, détail]

 

129) … il n’y pas question de séparation entre État et Église au début du XIXe siècle, au début de l’ère nouvelle. En 1800, Dominique Constantin MÜNCHEN (*1763, +1818), originaire de Dudeldorf, assure en effet la double fonction de curé (1793-1803) et de bourgmestre à Diekirch. Il semblerait cependant que le curé-maire n’ait pas été en bons termes avec ses administrés puisque MÜNCHEN se qualifiait lui-même d’« infelix rector », d’administrateur malheureux. Dans une notice biographique accompagnant l’essai intitulé « Dom. C. München, Versuch einer kurz gefassten Statistisch-Bürgerlichen Geschichte des Herzogtums Lützelburg » rédigé en 1814-1815 par MÜNCHEN et publié en 1898 dans la revue « Ons Hémecht », l’abbé Martin BLUM (*1845, +1924) écrivait à propos de Dom. C. MÜNCHEN: Er hat das Vergnügen gehabt, zu sehen, daß das Dorf Ettelbrück durch seine Landstraße und seine Märkte ein wahres Städtchen geworden, indes die Stadt Diekirch das geblieben ist, was sie war, ein wüstes, schön eingemauertes Dorf. Pris de remords, BLUM rectifia le tir: Diese letzteren Worte können aber heute nicht mehr von Diekirch gelten. Diekirch ist jetzt die zweite Stadt des Landes und zwar ein recht nettes, schönes Städtchen, das nichts weniger als den Namen eines “wüsten, schön ausgemauerten Dorfes”, verdient. Mais pourquoi diable BLUM a-t-il substitué ausgemauert à eingemauert ? (bp, cw, pk, mk,  2016-06-10_bp)

 

 

Maquette enceinte

Diekirch, Maquette de la Vieille Ville entourée de sa muraille, haute de 7-8 m et épaisse de 1,4 m, comptant 4 portes (eewischt Paart, Porte Saint-Antoine ou Porte de Liège à l’ouest [O], Porte de Brabant ou Bachthor au nord [N], Porte Saint-Nicolas ou Porte de Trèves à l’est [E], ënnischt Paart, Porte Saint-Laurent ou Porte de Luxembourg au sud [S]) et 9 (ou 8) tours semi-circonférentielles, dont seulement 5 sont représentées [1-5]. Le fossé devant la muraille, 20-25 m de large et 1.000 m de long, avait une superficie totale de 1,96 ha. La Ville est traversée par le Millebaach [MB] qui pénètre par la Porte de Brabant ou Bachthor et se ramifie en 3 branches. Le Bamerdallerbaach [BB] passe la Vieille Ville sur son flanc occidental. [Maquette: MH[s]D; Photo: bp_2009-12-10; Légende: bp_2016-05-17]

 

Porte de Liège

Eewischt Paart, Porte de Liège ou Porte Saint-Antoine à l’entrée de la rue Saint-Antoine, « reconstruite » à l’occasion des festivités du 700e Anniversaire de l’Affranchissement de la Ville de Diekirch en 1960. [Photothèque de la Ville de Diekirch_2016]

 

128) … en 1777 le comte Joseph Jean de FERRARIS (*1726, +1814), noble d’origine piémontaise, arpenteur-cartographe attitré des ducs de Lorraine, publia une carte des Pays-Bas Autrichiens et de la principauté de Liège composée à des fins militaires. En 1763 FERRARIS avait évoqué la ville de Diekirch en ces termes peu flatteurs : Diekirch n’a rien de remarquable qu’un petit chapitre de chanoines, un couvent de récolets, un hôpital nommé sainte Marie et une église dédiée à St. Lubent [orthographe originale respectée]. Alors qu’à première vue il semble possible que FERRARIS se soit trompé sur les noms de Saint Laurent et Saint Lubent, la confusion apparente devient d’autant plus surprenante et intéressante que la collégiale dominant le Lahnfelsen à Dietkirchen an der Lahn, cité homonyme de Diekirch-sur-Sûre, est effectivement dédiée à Saint Lubent (* ca 300, + ca 370), saint missionnaire nommé par les évêques de Trèves à Kobern an der Mosel. Sa dépouille mortelle serait inhumée à Dietkirchen an der Lahn. (bp, cw, 2016-04-16_bp)

 

 

Carto Dk FERRARIS 1771-1778_0

Détail du cartulaire FERRARIS représentant la localité de Diekirch (1777) : Vieille Ville fortifiée avec terres arables et vergers à l’ouest (au centre) au pied du Her[ren]berg (en haut à droite), le couvent des Récollets en extra-muros et l’agglomération de Gilsdorf (en bas à droite) [MH[s]D; Joseph Jean de FERRARIS_1777]

 

Reliquaire de Saint Lubent Dietkirchen an der Lahn

Reliquaire de Saint Lubent en la Collégiale Saint-Lubent à Dietkirchen an der Lahn (D) [bp_2016-03-31]

 

127) … en parcourant l’historiographie de Diekirch nous avons dénombré plus de 62 manières d’écrire le nom de Diekirch : des « i », des « ie » et des « y » au début, des « k », des « ck » et même des « tk » au milieu ainsi que des « g », des « ch », des « ck » et de rares « que » à la fin, … tout paraît possible. Tout, excepté des « kk » au milieu. Impasse orthographique ? Loin de là. Entre le « k » et le « kk » nous ne mourrons pas de soif comme l’âne de Buridan. Nous avons fait notre choix : Quelque soit l’idiome employé, Diekirch s’écrit de manière historiquement et étymologiquement correcte avec un « k » au milieu … sauf pour l’éponyme de la célèbre fête foraine qui depuis 1968 se tient tous les ans au début du mois de juillet autour et à l’ombre de la Vieille Église. Têtus et fiers de l’être, les protagonistes d’ « Al Dikkrich », invoquent à juste titre des mobiles forts émanant du folklore populaire, partie intégrante du patrimoine culturel, pour imposer le « double-k » emblématique.  (bp, erb, 2016-09-05_bp)

 

  • J. HERR: Diekirch, 1985
  • P. OLINGER: Diekirch im Wandel der Zeiten, 1941
  • L. SCHMITZ: Von « Al De’kerich » zu den « Amis du Vieux Diekirch » in 25 Jar « Al Dikkrich », 1993, p. 25-28
  • C. FELTEN: Diekirch, ein Stättlein an der Sauer in 25 Jar « Al Dikkrich », 1993, p. 77-78
  • R. LEINER, L. CZUGA: De Superlouis an de verschwonnene Schlëssel in 25 Jar « Al Dikkrich », 1993, p. 95-98
  • Wikipedia > Jean BURIDAN (lien actualisé le 2016-02-15_bp) 
  • 125), 126)

 

Portique d'entrée 2006, 2015

Le portique de la fête foraine « Al Dikkrich » en 2006 (à gauche) et en 2015 (à droite). [bp_2006-07-08; bp_2015-07-12]

 

Al Dikrich Superlouis - 1b - Version 2 (1)

Al Dikrich Superlouis - 2b - Version 2 (1)

Extraits de deux planches de la bande dessinée « De Superlouis an de verschwonnene Schlëssel » de Roger LEINER & Lucien CZUGA, 25 Jar « Al Dikkrich » 1968-1993, les Amis du Vieux Diekirch, 1993, p. 95-98 : en haut, le portique de la fête foraine « Al Dikkrich » et en bas la remise symbolique des clefs de la Vieille Ville par le bourgmestre Marie-Thérèse BOEVER et l’échevin Robert BOHNERT aux membres du conseil communal de « Al Dikkrich » avec à sa tête le « bourgmestre » Jean-Pierre BERGH, puis (de gauche à droite) Louis SCHMITZ, Georges MERSCH, Marcel THILLEN, Hein ROSCH et enfin Mik ROSCH. [avec la permission de l’association « Amis du Vieux Diekirch »; scan et légende: bp_2016-02-15]

 

126) … reléguant au cabinet des curiosités les théories qui relient le nom de Diekirch à Dido, petit-fils d’Odin, dieu princeps de la mythologie nordique, la toponymie académique avait pris l’habitude de considérer le nom de Diekirch comme composé de deux parties intimement liées et originaires de l’althochdeutsch (ahd.) et du mittelhochdeutsch (mhd.) : Die- du ahd. diot- ou du mhd. diet- signifiant Volk ou « peuple » et -kirch du ahd. et mhd. chîrihha signifiant Kirche ou « église ». Diekirch signifierait donc Volkskirche ou « église du peuple ». L’analyse approfondie de la situation hydro-géo-topographique des six Die(t)kirch(en) recensés en terre germanique, à savoir Diekirch (L), Dietkirchen in Nordstadt-Bonn (D), Dietkirchen an der Lahn (D), Dietkirchen an der Schwarzen Laaber (D), Dietkirch an der Schmutter (D) et la Sankt-Germanus-Dietkirche à Saverne (F) révèle par ailleurs que toutes ces localités se trouvent sur un cours d’eau traversé par un gué naturel emprunté par d’anciennes routes : Lage an einem Gewässer, das an dieser Stelle von alten, wichtigen Verkehrswegen über natürliche Furten gequert wird. Qui plus est, en langue pré-germanique – idiome parlé reconstruit – théoda- (précurseur du ahd. diot- et du mhd. diet-) signifie Furt ou « gué ». La découverte de ce dénominateur commun suggère une nouvelle interprétation du nom de Diekirch: Die(t)kirch(en) sind (Volks- und) Furtkirchen. (bp, pm, 2016-09-05_bp)

 

 

Die(t)kirch(en) 2016-03-11 Topographie

Les six Die(t)kirch(en) en terre germanique, situation au centre de l’Europe (en cartouche) [Google Earth_2007; légende: bp_2016-03-10]

 

Die(t)kirch(en) 2016-04-07_all

Vues aériennes des six Die(t)kirch(en) en terre germanique avec les cours d’eau et les églises (marqués de punaises rouges) [Google Earth_2007; légende: bp_2016-03-10]. Agrandissement des images: Diekirch an der Sauer (L), Dietkirchen in Nordstadt-Bonn (D), Dietkirchen an der Lahn (D), Dietkirchen an der Schwarzen Laaber (D), Dietkirch an der Schmutter (D) et la Sankt Germanus Dietkirche à Saverne (F).

 

125) … depuis une trentaine d’années le « Dickerischer Maat » [orthographe originale respectée] fait revivre à un rythme triennal la tradition marchande et le passé médiéval de Dietkirchen an der Lahn, petit bourg de 1.800 habitants situé près de Limburg en Hesse (D). Blottie au pied d’un imposant pavé calcaire léché par la Lahn et dominé par une majestueuse collégiale romane dédiée à Saint-Lubent (* ca 300, + ca 370), la localité de Dietkirchen se trouve sur une ancienne route marchande passant à gué la Lahn, rivière affluente du Rhin, actuellement enjambée par un élégant pont piéton haubané porté par deux pylônes. Dans les années 1950-1960, des fouilles archéologiques ont permis de découvrir des indices de présence humaine sur le Lahnfelsen datant de 4.000 ans avant J.-C. (néolithique). Le type et la distribution d’artéfacts retrouvés au sommet du rocher et attribués au 1er millénaire avant J.-C. suggèrent que le Lahnfelsen était déjà lieu de culte en ces temps-là. Après un rudimentaire sanctuaire en bois érigé vers 580, une première église en pierre y fut construite au 8e siècle. L’actuelle collégiale romane, une basilique à trois vaisseaux et façade à l’ouest avec deux tours carrées massives, fut achevée au début du 13e siècle. Le grand orgue datant du 18e siècle est l’œuvre du facteur d’orgues Jakob DAHM (*1659, +1727). La christianisation du Lahngau fut menée par l’évêché de Trèves depuis le St. Lubentius-Stift de Dietkirchen. En contrebas du Lahnfelsen se trouve – autre fait remarquable – le lieudit Herrenberg. Étonnant parallélisme historique et toponymique entre Diekirch-sur-Sûre et Dietkirchen an der Lahn. (bp, pm, 2016-04-05)

 

 

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Rétrospective photographique du « Dickerischer Maat 2015 » annoncée sur dietkirchen.de [Dietkirchen_2015]

 

Dietrichen an der Lahn - 31 - 2016-03-31@ 12-45-51

St-Lubentius-Stift à Dietkirchen an der Lahn près de Limburg en Hesse (D), vue du pont piéton haubané enjambant la Lahn [bp_2016-03-31]

 

124) … les fonds situés à l’est du Grand Hôtel des Ardennes – au lieudit « Bous » à 100 mètres de l’embouchure du Neelcheswee – avaient une vocation industrielle. Le terrain vague avec son élégante cheminée en briques rouges évoqués en 1945 et 1946 par Henri DILLENBURG (*1926) en constituent une preuve à l’appui. Il s’agit de l’emplacement de la taillerie de diamants (1910-1919) de Samuel GLASS, devenue par la suite fabrique de produits et condiments alimentaires, « Jemmy’s Suppen- und Würzefabrik » ou « Jemmy’s Exquis » (1919-1920) de Jean-Pierre ROTH (+1886, +1970), puis fabrique de cigarettes et de pâtes alimentaires, MACID (1921-1927) et enfin fabrique de vernis, couleurs et mordants, NITROLUX (1928-1939) pour finir boucherie et commerce de viandes, LUXDARM (1940-1944) de Théo MANNON (*1895, +1944) et de Johny DECKER (*1906, +1944). Théo MANNON qui avait vendu ses parts à son compagnon en 1941, fut exécuté le 25 février 1944 par les nazis au camp de Hinzert avec 22 autres déportés. A l’opposé, Johny DECKER qui avait choisi de traiter avec l’occupant, décéda le 13 août 1944 à Hayange (F) lors d’une attaque aérienne. Les installations industrielles de la rue Clairefontaine furent ravagées par l’offensive de von RUNDSTEDT. Après la guerre les biens et la fortune de Johny DECKER passèrent sous séquestre. (bp, 2016-03-20_bp)

 

 

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Silhouettage d’une peinture à l’huile d’Henri DILLENBURG (*1926), Diekirch, 1946. Légende: 1) Grand Hôtel des Ardennes, premier bâtiment; 2) idem, deuxième bâtiment (les deux bâtiments sont démolis après 1956 pour faire place à la Cité Militaire); 3) idem, appartements privés d’Alexis HECK (la résidence connue sous le nom de Villa CONTER servait à la GESTAPO de quartier général pour le Nord du pays pendant la Deuxième Guerre mondiale); 4) Château WIRTGEN, 5) Ancien Hôtel de Ville puis école complémentaire puis école de musique; 6) immeubles de la rue Clairefontaine démolis en 1983 pour faire place à l’actuel bâtiment administratif; 7) maison Charles MERGES, insituteur; 8) site industriel avec sa cheminée (8*); 9) rue Clairefontaine avec l’embouchure du Neelcheswee (9*); 10) Sûre. [bp_2015-12-29]

 

Dk Ev 2010-09-10 Expo DILLENBURG - 15a

Henri DILLENBURG, Diekirch vu du pont, 1945, 35 x 49 cm, huile sur toile. Au centre on retrouve au pied des pentes raides du Härebierg la cheminée en briques rouges du site industriel de la rue Clairefontaine; à l’avant-plan, l’ancien barrage au-travers de la Sûre juste en aval du pont. [bp_2010-09-25]

 

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A gauche, carte topographique de 1954: Les deux corps du Grand Hôtel des Ardennes (1, 2) et les appartements privés d’Alexis HECK (3) donnant sur la rue Alexis HECK (orange) et un bâtiment industriel (8) avec sa cheminée (8*) annotée « Chnée » (rouge). A droite, carte topographique de 2015: La cité militaire (vert) occupe en partie les fonds de l’ancien Grand Hôtel des Ardennes (orange) et l’ancien site industriel de la rue Clairefontaine (rouge) transformé en parking (coté chaussée) et maison d’habitation (coté Sûre). [cartes topographiques: géoportail_2015; bp_2016-02-06]

 

123 … le dos de la toile d’Henri DILLENBURG (*1926) dont la Ville de Diekirch a fait l’acquisition en 2008, garni d’une dizaine de gribouillis de taille et de forme variables, est intéressant à plus d’un point de vue. On y retrouve entre autres le nom de « FABER Jean » traversant la moitié gauche de la toile. Il est possible que DILLENBURG, enrôlé de force au Reichsarbeitsdienst (13.07.1944), déserteur (21.09.1944) et prisonnier de guerre de l’armée russe (23.01.1945-05.08.1945), évoque le souvenir de Jean FABER (*13.06.1920, +25.04.1945), fils des époux Jean-Pierre FABER et Marie MAJERUS de Diekirch. Enrôlé de force comme lui, Jean FABER fut fait prisonnier par l’armée russe le 26.07.1944 et interné au camp de Tambow à partir d’octobre 1944. Il est décédé le 25.04.1945 de dystrophie (suivant dossier n° 465.225353 conservé aux archives de Moscou) à l’hôpital de Kirsanow, dépendance du camp de Tambow. A l’angle inférieur droit de la toile, la déclinaison de différentes formes géométriques agglutinées les unes aux autres constitue le deuxième élément remarquable puisqu’elle semble faire pressentir l’aboutissement du langage pictural de DILLENBURG : Réglant son compte à l’art dit contemporain, souvent mal-compris et mal-aimé, les « toiles à cabanes » métaphoriques des années 2003-2004 ruissellent d’un humour caustique et ravageur. (bp, jb, 2016-02-10_bp)

 

 

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Inscriptions au verso du tableau d’Henri DILLENBURG datant de 1946 et montrant une vue plongeante du clocher de la Vieille Église sur les quartiers est du Diekirch d’après-guerre (Cf. SVQ_3.121): a) Faber Jean: il s’agit peut-être de Jean FABER, (*13.06.1920, +25.04.1945), b) essai d’agencement de corps de bâtiments et/ou de toitures ?, c) Photo B 16: numéro de la prise de vue d’origine ou numéro d’une photographie de l’oeuvre pour catalogue ou autre publication ? d) AG\18: ? e) 27 ou 24: ? f) monogramme HD pour Henri DILLENBURG, g) 24 : ? h) Diekirch 1946 H Dillenburg LUXEMBOURG: nom de la toile, année de création, nom et/ou signature de l’artiste, résidence de l’artiste ? i) peinture brunâtre: essai, cache ? [bp_2008-10-27]

 

Dk Ev 2010-09-10 Expo DILLENBURG - 68 - Version 2

Galerie Municipale de Diekirch : « Exposition rétrospective Henri DILLENBURG » dans le cadre des festivités du 750e Anniversaire de l’Affranchissement de la Ville de Diekirch en 2010 exposant trois « toiles à cabanes »: Hochschule für zeitgenössische Kunst, 2004, 100 x 80 cm, huile sur toile (à gauche) ; Le Musée PEÏ, 2003, 107 x 104 cm, huile sur toile (au milieu), Oh que c’est beau III, 2004, 110 x 87 cm, huile sur toile (à droite). [bp_2010-09-19]

 

122) … à première vue Théo KERG (*1909, +1993) et la Ville de Diekirch ne sont pas faits pour s’entendre. Et pourtant le peintre, sculpteur, graveur et verrier d’art « tactiliste » originaire de Niederkorn, a enseigné le dessin au Lycée classique de Diekirch de 1936 à 1937. Certains l’accusent de comportement subversif en période d’avant-guerre, d’autres à l’opposé le soupçonnent d’incivisme notoire et lui reprochent une attitude trop bienveillante vis-à-vis de l’occupant nazi. Interdit d’enseigner et de peindre en début de guerre, il est fait prisonnier le 14 septembre 1944 à son domicile de Bivels par la milice de Vianden. Il est incarcéré sans procès pendant 15 mois: d’abord à Diekirch puis au Grund. De janvier à septembre 1946, il est astreint à des travaux forcés d’utilité publique. Pendant ce temps il réalise l’aquarelle acquise par la Ville de Diekirch en 2008 qui croque deux immeubles de la rue de l’Hôpital situés derrière la Meederchersschull. Qu’on reproche à l’homme KERG un extrémisme politique de gauche ou de droite ne doit pas empêcher de juger à sa juste valeur l’œuvre de l’artiste KERG : L’homme a peut-être failli, l’artiste a certainement réussi. En témoignent la KERG-Collection du DEPAUL Art Museum à Chicago (USA) ainsi que le Théo KERG Museum à Schriesheim près de Heidelberg (D). (bp, cb,  rs, 2017-12-28_bp)

 

 

Aquarelle de Théo KERG (*1909, +1993) datant de 1946 et représentant les premiers immeubles de la rue de l’Hôpital – actuellement op der Meierchen [sic] – à Diekirch. Acquisition par la Ville de Diekirch en 2008. [bp_2008-10-27]

 

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Diekirch, rue de l’Hôpital, maisons 2 (à droite) et 4 (à gauche) : Par rapport à l’aquarelle d’après-guerre de Théo KERG (ci-dessus) la maison N° 4 a conservé son gabarit, exception faite des fenêtres et volets. La maison N° 2 a été démolie et reconstruite en plus large. [SSMN_2007-10-10; recadrage bp_2016-01-16]

 

121) … en 2008 la Ville de Diekirch s’est vue offrir l’opportunité d’acquérir des œuvres de jeunesse de deux artistes luxembourgeois actuellement reconnus et estimés, même au-delà des frontières. La première, une peinture à l’huile sur toile montée sur châssis de bois, est signée « H DILLENBURG 46 ». Exécutée dans des tons sableux et chauds, la toile de l’ « iconomaque » originaire de Diekirch, à peine âgé de vingt ans, représente une vue plongeante du clocher de la Vieille Église sur les quartiers est du Diekirch d’après-guerre. A l’avant-plan on reconnaît les cimaises échancrées du Château WIRTGEN et la toiture imposante de l’ancien Hôtel de Ville. En deuxième ligne, les deux corps massifs du Grand Hôtel des Ardennes qui n’avait pas osé reprendre du service après les affres de la Deuxième Guerre mondiale. Passé définitivement et intégralement aux mains du pouvoir public en 1956 (1945 : Teilbeschlagnahme, 1956 : Restverkauf), il dut céder la place à la Cité Militaire aménagée en partie sur ses fonds. En troisième ligne, la silhouette d’une élégante cheminée rouge plantée à l’extrémité d’une pâle bande de terrain vague tendue entre la chaussée de la rue Clairefontaine et le cours de la Sûre, site industriel actuellement disparu. (bp, 2016-01-07)

 

 

Tableau de Henri DILLENBURG (*1926) datant de 1946 et représentant une vue plongeante sur les quartiers est de la Ville de Diekirch. Acquisition par la Ville de Diekirch en 2008. [bp_2008-10-27]

 

Les cimaises échancrées du Château WIRTGEN (à droite) et l’ancien Hôtel de Ville (à gauche) en 2015. [bp_2015-12-19]

 

120) … des diplômes de « Sportif méritant » sont décernés depuis le début des années 1970 par la Ville de Diekirch pour honorer les meilleures performances sportives de l’année écoulée. L’Entente des Sociétés Sportives de Diekirch (ESSD), qui a vu le jour le 1er avril 1955, gère le palmarès sportif et établit le tableau d’honneur annuel des sportifs et cadres, toutes disciplines confondues. Le « Sportif méritant » représente la distinction honorifique la plus populaire de la Ville de Diekirch, puisqu’en 2015 (promotion 2014) pas moins de 46 sportifs se sont vus conférer le titre de « Sportif méritant » dans pas moins de 82 disciplines individuelles et collectives. L’athlète le plus décoré de la promotion 2014 fut Pol MELLINA avec 8 citations. A noter que – régionalisation oblige – les sportifs organisés au sein d’un club régional de la Nordstad, comme p. ex. les gymnastes, les joueurs d’échecs et les pratiquants de l’indiaca ont également accès aux distinctions honorifiques de la Ville de Diekirch. (bp, lm, cb, ado, cmh, gm, ft, gt, rh, 2016-01-10_bp)

 

  • Erënnerungsblieder, Entente des Sociétés sportives, Diekirch, 2015
  • 117), 118), 119)

 

Remise des trophées du « Sportif méritant 1974 » en la salle de séance du conseil communal de la Ville de Diekirch: De gauche à droite, Dr Hein ROSCH (vice-président ESSD), Jos HERR (échevin), Dr Aloyse SCHILTGES (conseiller communal), Jean-Pierre BERGH (échevin des sports), Félix JOST (président ESSD), Léon BLEY (secrétaire ESSD), Alex SCHALBAR (CHEV-Volleyball Dikrich), Flore WAGNER [NN_1974; publ: ESSD, Erënnerungsblieder 2015]

 

2015-03-20 Sportifs méritants - 2015-03-20 @ 22-29-45 - Version 2

Promotion 2014 du « Sportif méritant » en les salons de la Al Seeërei. Les cadres dirigeants honorés furent : Jean THILL (2e à partir de la gauche), Robert BOHNERT (5e à partir de la gauche) et André KELTESCH (2e à partir de la droite) accompagnés de Léon MOUREAUD (président ESSD) [bp_2015-03-20]

 

119) … en 1988 fut instauré le « Prix de la Ville de Diekirch pour la conservation du patrimoine naturel ». Parmi les 4 distinctions honorifiques actuellement proposées par la Ville de Diekirch, le Prix de la Ville de Diekirch pour la conservation du patrimoine naturel est la seule à procéder par appel aux candidatures et à prévoir un accessit financier. Sur proposition d’un jury de sélection institué ad hoc, le lauréat est nommé et proclamé par le conseil communal. (bp, jb, 2015-12-24_bp)

 

 

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Centre écologique Holdaer: Remise du premier Prix de la Ville de Diekirch pour la Conservation du Patrimoine naturel – 1988 aux élèves de la classe III C2 1987-1988 du LCD pour leur travail intitulé « Die Flora des Sauerufers im Park von Diekirch ». De gauche à droite, Jacques DAHM, professeur de biologie titulaire de la classe lauréate présentant le travail de ses élèves, Fernande MOLITOR-COSTER +, présidente du syndicat d’initiative et du tourisme de la Ville de Diekirch, Robert BOHNERT, directeur adjoint du Lycée classique Diekirch, échevin, Paul BONERT, conseiller communal, président de la commission de l’environnement et président du jury. [VD_1988; scan, reconstitution et réinsertion du plan: bp_2015-08-01]

 

Prix de la Ville de Diekirch pour l Conservation du patrimoine naturel

Bistrot de la Al Seeërei: Remise du Prix de la Ville de Diekirch pour la Conservation du Patrimoine naturel – 2012 à la famille HOFFMANN-GRÜN. De gauche à droite, René KANIVE, échevin, René BLUM, conseiller communal et président du jury, Claude HAAGEN, bourgmestre, Romain HOFFMANN et Christiane GRUN, lauréats, Françoise KERGER-FABER, conseillère communale, Jacques DAHM, conseiller communal et Jean-Luc MAJERUS, conseiller communal. [bp_2013-04-25]

 

118) … depuis 2008, le « Mérite culturel » – deuxième distinction honorifique de la Ville de Diekirch – est attribué par le conseil communal à des artistes et autres personnalités qui ont bien mérité de la Ville de Diekirch pour en avoir grandi l’essor culturel. Depuis sa création, le « Mérite culturel de la Ville de Diekirch » a été décerné à deux reprises : en 2008 à Carlo JANS, flûtiste et spiritus rector du « Forum International pour flûte et piano à Diekirch » depuis 1988 et en 2010 à Jean LEYDER, artiste peintre-graveur de renommée internationale et figure de proue du « Festival de la Gravure », autre événement-phare de la vie culturelle diekirchoise depuis 2001. (bp, 2015-07-23)

 

 

Dk Ev 2008-06-11 Mérite Culturel - 1 - Version 2

Cérémonie de remise du diplôme du « Mérite culturel de la Ville de Diekirch » à Carlo JANS en la Vieille Eglise Saint-Laurent. De gauche à droite, Erny BREUSKIN, conseiller communal, Jacques DAHM, bourgmestre, Robert BOHNERT, conseiller communal et président de la commission culturelle, Carlo JANS, lauréat du « Mérite culturel 2008 » de la Ville de Diekirch, Paul BONERT, échevin en charge des affaires culturelles, Frank THILLEN, échevin [J. BONERT_2008-06-11]

 

117) … en feuilletant son Livre d’Or nous avons dénombré 3 citoyens d’ici et d’ailleurs auxquels la Ville de Diekirch a exprimé officiellement sa reconnaissance en leur déférant le titre de « Citoyen d’Honneur de la Ville de Diekirch »: Les bene merenti sont: Jules VANNERUS (*1874, +1970), Joseph BECH (*1887, +1975) et Harry M. KEMP (*1919, +2006). Antoine NEVEN (*1921, +1994), fusilier marin du commando KIEFFER qui a débarqué sur les plages de Normandie le 6 juin 1944 et Jos KINZE (*1918, +2003), organiste-compositeur et père fondateur de la chorale enfantine Solschlësselcher, figurent également au tableau d’honneur de la Ville de Diekirch, mais le conseil communal – par mégarde ou à dessein – les a reconnus non pas « citoyens d’honneur » mais « citoyens méritants ». Ce faisant, les autorités communales ont décerné à Jos KINZE une mention de mérite culturel avant terme, puisque la distinction honorifique du « Mérite culturel » proprement dite ne fut introduite qu’en 2010. (bp, rl, jb, cb, 2015-08-23_bp)

 

 

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Les « citoyens d’honneur » respectivement « citoyens méritants » de la Ville de Diekirch. De haut en bas, Joseph BECH (*1887, +1975), nommé citoyen d’honneur le 9 mai 1959, Jules VANNERUS (*1874, +1970), nommé citoyen d’honneur le 9 mai 1959, Antoine NEVEN (*1921, +1994), nommé citoyen méritant le 13 septembre 1994, Jos KINZE (*1918, +2003), nommé citoyen méritant le 19 mars 1995 et Harry M. KEMP (*1919, +2006), nommé citoyen d’honneur le 25 novembre 2004 (portraits: nbi; citations du Livre d’Or de la Ville de Diekirch, scan: R. LILTZ_2015; arr: bp_2015-07-14)

 

116) … dans les murs de l’ancien Garage Mercedes de Jean WAGNER père (*1846; +1918) et Jean WAGNER fils (*1879, +1962), le Conservatoire National de Véhicules Historiques (CNVH) présente une Imperia Grand Prix de 1930, tout de blanc vêtue, équipée du légendaire moteur 6 cylindres de 1800 cm3, sans soupapes, qui développe une puissance de 47 chevaux permettant d’atteindre une vitesse de pointe de 160 km/h. Fleurons de l’industrie automobile belge, les Imperia sont construites à Nessonvaux près de Liège. Une piste d’essai ovale de 800 m se trouvait installée sur le toit de l’usine qui arrêta définitivement toute production en 1958. Depuis peu deux jeunes ingénieurs liégeois ont ressuscité le label Imperia et proposent un roadster sportif, performant et écologique capable de rivaliser avec les Porsche et autres Ferrari. En effet, Imperia GP, nouvelle mouture, tire force et mordant d’un double système de propulsion thermo-électrique et électrique. Développée par Green Propulsion, cette motorisation dénommée PowerHybrid permet d’atteindre les 100 km/h en 4 secondes tout en réduisant l’émission de CO2 à 87 g/km et en garantissant une autonomie de 70 km en mode électrique exclusif. Le 27 mai 2012, la nouvelle et très prometteuse Imperia GP fit ses premiers tours de piste sur le circuit de Francorchamps en compagnie de son vénérable ancêtre exposé au CNVH qui – pour l’occasion – bénéficiait d’une permission de sortie signée Jean-Pierre DICHTER, curateur du CNVH et (co-) pilote à ses heures de loisirs. (bp, jb, jpd, cs, 2015-05-06)

 

 

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Les Impéria GP de 1930 (à gauche) [bp_2015] et de 2015 (à droite) [Christian SCHMITZ_2015]. 1ère rangée, vue de face; 2e rangée, le cockpit; 3e rangée, l’arrière avec réservoir d’essence respectivement batterie et 4e rangée, moteur thermique.

 

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Vue aérienne de l’ancienne usine Imperia à Nessonvaux près de Liège avec piste d’essai aménagéee sur le toit de l’usine [Google Earth_2015] (en cartouche, le segment subsistant de la piste d’essai en rouge) [bp_2015]

 

115) … Louis MERGEN (*1857, +1909), petit-fils de Louis Cécile DAGOIS (*181, +1865), habitait l’ancien presbytère, à l’arrière de la Vieille Église Saint-Laurent. Il siégea au conseil communal de 1887 à 1909 et y assumait les fonctions d’échevin de 1892 à 1899. A ce titre il fut le principal instigateur de la décision du conseil communal du 9 janvier 1897 de faire démolir la Vieille Église, décision approuvée par 7 voix contre 3. Henri KIRPACH (*1841, +1911), Directeur général de l’Intérieur sous Paul EYSCHEN (*9.9.1841 à Diekirch, +1915), Ministre d’État de 1888 à 1915, ne l’entendait pas de cette oreille et demanda au conseil communal ni plus ni moins que de revoir sa décision. Le 3 avril 1897 le conseil communal s’estimait finalement non compétent pour porter un jugement sur l’opportunité d’élever la Vieille Église de Diekirch au rang de monument national et décida de la céder à l’État sous condition que ce dernier supporte les frais de restauration et en assure l’entretien. Au vu de ses racines diekirchoises, il ne nous paraît pas impossible que Paul EYSCHEN en personne soit à l’origine de l’opposition formelle du gouvernement au saccage organisé de la Vieille Église. Quoi qu’il en soit, la Ville de Diekirch a érigé un monument au Parc municipal pour honorer la mémoire de son illustre fils. Il fut inauguré le 9 septembre 1961 … pour le 120e anniversaire de Paul EYSCHEN. (bp, cb, jb, 2015-10-05_bp)

 

 

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Intérieur actuel de la Vielle Eglise Saint-Laurent, classée monument national le 13 septembre 1978, avec ses ogives et fresques. [bp_2014-12-02]

 

En septembre 2011, la Vieille Eglise s’était mise sur son trente et un à l’occasion de l’inauguration du Musée d’Histoire[s] Diekirch ou MH[s]D. [bp_2011-09-17]

 

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Le 9 septembre 1961 – un demi-siècle avant l’ouverture du MH[s]D – eut lieu la cérémonie d’inauguration du monument érigé par la Ville de Diekirch en l’honneur de Paul EYSCHEN (*1841, +1915), Ministre d’Etat de 1888 à 1915. Assis, de droite à gauche, Pierre WERNER (*1913, +2002), Ministre d’Etat de 1959 à 1984; le grand-duc héritier Jean de Luxembourg, 8e Grand-duc de Luxembourg de 1964 à 2000; Joseph BECH (*1887, +1975), Ministre d’Etat de 1926 à 1937 et de 1953 à 1958. Debout, au premier rang, de gauche à droite, Jos HERR (*1910, +1989), bourgmestre; Jos LENTZ (*1911, +1965), conseiller; Paul JOST (*1909, +1989), conseiller; Maurice BONERT (*1923, +1986), conseiller; Charles BONERT; Théo WEILER, secrétaire communal;  Alphonse GREISCH (*1884, +1969), échevin et Ben MOLITOR (*1917, +1984), échevin. [NN_1961; publ: J. HERR, 1980]

 

114) … l’ingénieur Louis Cécile DAGOIS (*1801 Paris, +1865) était chargé de la réalisation d’une voie navigable transnationale reliant la Meuse à la Moselle avec aménagement d’un port fluvial à Diekirch. Suite aux turbulences de la révolution belge, l’ambitieux projet fut suspendu en 1830 et l’ingénieur DAGOIS dut se résoudre à une réorientation professionnelle. Il épousa Pétronelle SEYLER (*1810, +1877), fille du docteur Pierre Thomas SEYLER (*1761, +1835), avocat-juge-médecin à Diekirch et principal rival politique de François Julien VANNERUS (*1779, +1850) et postula aux fonctions d’ingénieur de district. En cette qualité il fut amené à dresser les plans de l’église paroissiale d’Ettelbrück (1840/1841) – elle est donc antérieure à l’église décanale de Diekirch construite en 1866/1869 suivant les plans de l’architecte de district BIWER – de la caserne de Diekirch (1846) – elle devint Progymnase en 1868/1869 pour finir Lycée classique de Diekirch – de l’église de Mertzig (1847) et enfin du Palais de Justice de Diekirch (1850) – il se soumet actuellement à une véritable cure de jouvence. (bp, rob, cw, cwm, 2015-06-27_bp)

 

 

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Le Lycée classique de Diekirch du temps où guérites maçonnées et grillages en fer forgé témoignaient du passé militaire des bâtiments: La caserne construite d’après les plans de Louis Cécile DAGOIS en 1846 devint progymnase en 1868. [NN; rep: MH[s]D].

 

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Maquette du Lycée classique de Diekirch selon les plans d’agrandissement et de réaménagement élaborés par François VALENTINY (en haut à gauche): Le corps central en U renversé (façade rouge) implanté sur l’avenue de la Gare (en bas), correspond aux bâtiments de la caserne imaginée par Louis Cécile DAGOIS (en bas à droite) en 1846. [nbi; arr: bp_2015]

 

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Les ouvrages de Louis Cécile DAGOIS: (en haut, de gauche à droite) 1) le Palais de Justice ou tribunal d’arrondissement sur la place Guillaume ou Kluuster, 2) l’église paroissiale d’Ettelbrück, 3) l’église de Mertzig, (en bas, de gauche à droite) 4) l’actuel Lycée classique de Diekirch, anciene caserne de l’avenue de la Gare et 5) le quartier du Lycée classique de Diekirch compris entre l’avenue de la Gare, la rue de la Brasserie et la rue du Gymnase [bp_2015 sauf prise de vue aérienne (en bas à droite) Chantal WEILER-MAINZ_2009]

 

113) … nous avons failli ne pas trouver de lien entre Poutty STEIN (*1888, +1955), prolifique auteur de chansonnettes luxembourgeoises, et la Ville de Diekirch. Parmi ses créations les plus connues figurent De schéine Poli, Mäi Frënd de Bumski, Dem Wirsch séng Wueden et Déi Schnëss. Il paraîtrait que pour sa chanson la plus populaire, De schéine Poli, Poutty STEIN ait pris pour modèle – et voilà la boucle bouclée – Paul PEMMERS (*1884, +1958), avocat avoué de et à Diekirch, président du tribunal d’arrondissement de Diekirch (1945-1949) et président du club de football Young Boys Diekirch (1924-1958). Francophile invétéré, à l’instar de son ami Marcel NOPPENEY (*1877, +1966), Paul PEMMERS, fils de Pierre PEMMERS (*1849, +1922) qui officiait comme bourgmestre de Diekirch de 1909 à 1920, est bien connu pour avoir rédigé à l’issue de la 2e Guerre mondiale les Fragments du journal d’un vieil avoué, déporté en Silésie, plaquette auto-biographique d’une trentaine de pages. Dans ce journal intime, il dépeint de manière particulièrement émouvante le retour de déportation et la découverte de sa demeure saccagée et de son bocage ravagé. (bp, cb, 2015-05-30_bp)

 

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La maison de Paul PEMMERS (*1884, +1958) sur la place Guillaume fut sérieusement endommagée lors des bombardements de la Ville de Diekirch durant la bataille des Ardennes ou offensive de VON RUNDSTEDT (16 décembre 1944 – 25 janvier 1945): Seule la cuisine est restée … à l’arrière de la maison. [NN_1945; coll: bp]

 

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Comité du FC Young Boys Diekirch lors du 25e anniversaire en 1933 avec (assis, de gauche à droite) Henri THILLEN, Paul PEMMERS (président), Pierre JENNEQUIN et (debout, de gauche à droite) Bert THIES, Jempi MANNON, Jean HUSS, Joé TANDEL, Félix RICHARD [NN_1933; pub: FCM Young Boys Diekirch_2008]

 

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Poutty STEIN, Paul PEMMERS et Marcel NOPPENEY: Trois figures littéraires contemporaines dont les physionomies sont à l’image des domaines et styles d’écriture différents qui les caractérisent un chacun. [nbi; arrr: bp_2015]

 

112) … bien que son origine ne l’y prédestinait guère, Emile Théodore MELCHERS, né à Pétange en 1912, tissa et cultivait – bon gré, mal gré – des liens étroits avec la Ville de Diekirch : D’abord il épousa le 19 mai 1940 Ursy SCHMOL (*1919 à Diekirch, +2001), fille du Dr Pierre SCHMOL (*1889 à Diekirch, +1976), résidant au Fridhaff, directeur (1928-1954) du « Laboratoire pratique de bactériologie » qui devint « Laboratoire National de Santé » en 1980. Ensuite, il obtint le 19 décembre 1944 des forces américaines préoccupées à se resaisir après la contre-attaque surprise foudroyante de VON RUNDSTEDT, l’autorisation de faire évacuer la Ville de Diekirch qui, sur le point d’être reprise par les troupes allemandes, menaçait de crouler en ruines. Finalement il est nommé lieutenant de gendarmerie responsable du secteur de Diekirch (1945-1946) avant d’endosser divers postes de responsabilité au sein de la gendarmerie et de l’armée grand-ducales (1946-1951) et de représenter le Grand-Duché de Luxembourg d’abord auprès du siège de la « Communauté européenne de défense » (1952-1954) puis auprès du quartier général de l’OTAN (1954-1967) à Paris. Last but not least, E. T. MELCHERS (*1912, +1999) s’est taillé une solide renommée d’historien militaire expert ès Bataille des Ardennes. (bp, 2015-05-15)

 

 

Paris 2007

Vue de la Tour EIFFEL en direction du Quartier de la Défense avec (au milieu à droite) le Palais de CHAILLOT qui accueillait l’OTAN de 1950 à 1958 < version annotée > [bp_2007-05-31]


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Emile Théodore MELCHERS représentait le Grand-Duché de Luxembourg au sein de la Communauté européenne de défense à Paris [wikipedia, mod: bp_2015-06-28]

 

111) … l’imposant Grand Hôtel des Ardennes d’Alexis HECK en a vu de toutes les couleurs pendant la 2e Guerre mondiale. D’abord dégradé en caserne par l’occupant nazi, il fut finalement investi par les troupes américaines à l’aube de la Bataille des Ardennes. Le 19 décembre 1944 le 3e bataillon du 109e régiment de la 28e division d’infanterie installa son poste de commandement dans la cave de l’hôtel. A la demande pressante du lieutenant de gendarmerie Emile Théodore MELCHERS (*1912, +1999), le Captain Harry M. KEMP (*1919, +2006), officier responsable du secteur de Diekirch, y signa l’ordre d’évacuation de la population. Par décision unanime du conseil communal réuni en séance ordinaire le 25 novembre 2004, le Colonel Harry M. KEMP fut nommé citoyen d’honneur de la Ville de Diekirch. C’est à ce titre qu’il participa au Thanksgiving Dinner organisé le 27 novembre 2004 en les salons de la Al Seeërei en commémoration du 60e anniversaire des deux libérations de Diekirch. J. Peter TERPELUK jr (*1948, +2011), US-Ambassador à Luxembourg de 2002 à 2005 avait tenu à rehausser l’événement de sa présence. (bp, cb, 2015-05-10_bp)

 

 

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Thanksgiving Dinner (27 novembre 2004) en les salons de la Al Seeërei en commémoration du 60e Anniversaire des deux Libérations de Diekirch [bp_2004-11-27]

 

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Le Lieutenant Emile Théodore MELCHERS (à gauche) qui inisista pour que le Captain Harry M. KEMP (à droite) autorise la population de Diekirch à quitter la ville et l’ordre d’évacuation (au centre) manuscrit y afférent. Transcription: 19 Dec[ember]. ‘[19]44 To whom it may concern! This date it has been necessary in the best  interests of the civilian population of Diekirch Lux[embourg]. to order the town evacuated at 2400 h[ou]rs. Capt[ain]. H[arry]. M. Kemp Ex[ecutive]. O[fficer]. 3rd B[attalio]n. U.S. Army [photos issues des ouvrages de E. T. MELCHERS, R. GAUL et Ville de Diekirch, arr: bp_2015]

 

110) … du 14 décembre 2014 au 31 août 2016, le Bastogne War Museum propose une rétrospective qui retrace le parcours de cinq baroudeurs américains, des aggies de la Texas Agricultural and Mechanical University (aggie, diminutif de agricultural). A eux seuls ils illustrent les plus dramatiques et décisives opérations militaires de la 2e Guerre mondiale: Pearl Harbour (7 décembre 1941), le D-Day (6 juin 1944) et la Battle of the Bulge (16 décembre 1944). Parmi les cinq aggies qui ont combattu sur les champs de bataille européens, James Earl RUDDER (*1910, +1970) se distingua lors du débarquement en Normandie en prenant d’assaut la Pointe du Hoc à la tête du 2nd Ranger Battalion qui sacrifia 135 des 225 rangers initialement engagés (perte de 60% de l’effectif). RUDDER lui-même fut blessé à deux reprises lors de cette périlleuse opération. Promu commandant du 109e régiment de la 28e division d’infanterie (Keystone Division), le Lt. Col. RUDDER participa à la terrible bataille du Hürtgenwald dans l’Eifel (septembre – décembre 1944). Épuisée par les combats acharnés en terrain difficile, son unité se replia sur Diekirch – quiet paradise for weary troops – pour renouveler son équipement et reprendre courage et forces. Surpris par l’offensive de VON RUNDSTEDT, dernier soubresaut meurtrier d’un agresseur qui se savait agonisant, le 109e dut se retirer – provisoirement – du secteur de Diekirch le 20 décembre 1944. (bp, pm, fg, 2015-05-09_bp)

 

 

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Texas Agricultural and Mechanical University Aggies.  De gauche à droite: James Earl RUDDER (*1910, +1970), James Francis HOLLINGSWORTH (*1918, +2010), Joe Eugene ROUTT (*1914, +1944), William Merriweather PEÑA (*1919) et Turney White LEONARD (*1921, +1944). [Bastogne War Museum_2014; mod: bp_2015]

 

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Bataille des Ardennes  Avance des forces allemandes du 15 au 22 décembre 1944. A partir du 20 décembre 1944 les forces américaines se retirent sur les collines au sud d’Ettelbruck et la Ville de Diekirch retombe aux mains des allemands. Les segments du front non renseignés sur la carte d’origine, donc extrapolés, sont marqués en pointillés rouges. [E. T. MELCHERS_1959, mod: bp_2015-05-01]

 

109) … depuis 1974 plus de 75 immeubles ont été démolis à Diekirch. S’il est vrai qu’ici et là des taudis ont fait place à des logements confortables ou à des administrations décentralisées évidemment bienvenues en région Nordstad (p. ex.: Administration de la nature et des forêts, site de l’ancien Hôtel du Midi, avenue de la Gare), il n’en est pas moins vrai que des bâtiments affichant une qualité architecturale remarquable et/ou une valeur patrimoniale incontestable ont été sacrifiés aux préceptes de la rentabilité et de la démocratisation – pas plus qu’apparente d’ailleurs – du marché du logement. (bp, jb, 2015-04-11)

 

 

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Vue aérienne de Diekirch: Cercles rouges: immeubles démolis depuis 1974; ronds verts: nouvelles constructions récentes, le diamètre des ronds est approximativement proportionnel à l’envergure du projet de construction, p. ex. en ce qui concerne le nombre de logements; points bleus: immeubles proposés au classement comme « Bâtiments à protéger » [image de fond: VD_1974; bp_2015-04-12 ]

 

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Exemples d’immeubles démolis depuis 1974 respectivement prévus pour être démolis prochainement [photos bp_2005-2015, assemblage bp_2015-04-11]

 

108) … le chronogramme de la plume de Jean KERGER (*1953, +2011) qui orne la cloche „Willibrordus“ (1987, 155 cm de diamètre à sa base, 126 cm de hauteur, 2.450 kg, do, Mabillon, Saarburg) du clocher Nord de l’église décanale de Diekirch se lit: VVILLIBRORDVS, QVI PATRES NOSTROS A TENEBRIS IGNORANTIAE LIBERAVIT, NE PRO HAC PAROCHIA PIE INTERCEDERE DESINAT. [(3 x D = 3 x 500 = 1500) + (3 x C = 3 x 100 = 300) + (3 x L = 3 x 50 = 150) + (5 x V = 5 x 5 = 25) + (12 x I = 12 x 1 = 12) = 1987] (Traduction française : Willibrord, qui as libéré nos pères des ténèbres de l’ignorance, ne cesse d’intercéder en faveur de cette paroisse). En ce qui concerne la querelle opposant latinistes et campanologues, le professeur Frank WILHELM a eu gain de cause : Jean KERGER a bien dit « DESINAT » et non point « DESTINAT » comme le suggèrent Alexis HOFFMANN et Ferdy REIFF. (bp, jb, fkf, fw, 2015-04-10_bp)

 

 

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„Willibrordus“, cloche installée au clocher nord de l’Eglise décanale de Diekirch arborant le chronogramme conçu par Jean KERGER: la lecture se fait ligne par ligne, de gauche à droite et de haut en bas. [bp_2012]

 

107) … l’avocat Mathias ULRICH, propriétaire de l’Ulrichsschlässchen, demeure seigneuriale qui alla devenir le Wirtgensschlass, fut échevin de la Ville de Diekirch le 4 décembre 1848. Sa carrière politique communale s’interrompit abruptement lorsqu’il vit se confier le poste de General­administrator des Inneren au sein du gouvernement de Jean Jacques WILLMAR (*1792, +1866). La nation en devenir assista à une véritable valse d’avocats du barreau de Diekirch dans les gouvernements successifs du Luxembourg. Vendelin JURION (*1806, +1882) (1848, 1853-1856, 4 ans) ouvrit le bal en 1848. Puis entrèrent dans la danse Charles Mathias SIMONS (*1802, +1874) (1848, 1853-1860, 8 ans), Mathias ULRICH (*1801, +1863) (1848-1853, 5 ans), Édouard THILGES (*1817, +1904) (1854-1856, 1859-1960, 1867-1870, 1885-1888, 9 ans), Charles Gérard EYSCHEN (*1800, +1859) (1856-1857, 1 an), Henri VANNERUS (*1833, +1921) (1864-1866, 1867-1874, 9 ans), Félix de BLOCHHAUSEN (*1834, +1915) (1866-1867, 1874-1885, 12 ans), Paul EYSCHEN (*1841, +1915) (1876-1915, 39 ans) et finalement Mathias MONGENAST (*1808, +1886) (1882-1915, 33 ans). Ils dominaient à un point tel que de 1853 à 1857, trois ministres sur cinq étaient membre du barreau de Diekirch. Vers 1915 la dominance diekirchoise s’arrêta net et hésitait à reprendre en 1921 avec l’entrée au gouvernement de Joseph BECH (*1887, +1975) (1921-1959, 38 ans) et de Henri CRAVATTE (*1911, +1990) (1958-1959, 1964-1969, 6 ans) en 1958. Le dernier avocat diekirchois en charge d’un portefeuille ministériel fut René STEICHEN (*1942) (1984-1992, 8 ans). En tout et pour tout, les avocats de Diekirch ont siégé pendant 172 ans aux gouvernements du Luxembourg de 1848 à 2011. (bp, jb, 2014-11-20_bp)

 

 

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Tableau chronologique des ministres-avocats inscrits au barreau de Diekirch de 1848 à 2011. Afin de respecter strictement la séquence chronologique du graphique, des nominations successives mais non continues sont étalées sur autant de lignes que de nominations. [bp_2014-10-25]

 

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Xavier BETTEL, Etienne SCHNEIDER et François BAUSCH: Les figures de proue des trois partis participant au gouvernement formé en 2013. [bp_2013]

 

106) … la délégation luxembourgeoise aux Jeux Olympiques de 1936 à Berlin comptait 44 athlètes et 5 artistes, des peintres et des sculpteurs de renom. Parmi eux le sculpteur iconomaque, Wenzel PROFANT (*1913, +1989), éminent représentant de la résistance luxembourgeoise et auteur de la sculpture “Aux évadés 1940-1945” installée au Parc municipal de Diekirch. Parmi les 44 athlètes inscrits, on retrouve deux sportifs qui ont des relations particulières avec la Ville de Diekirch: le nageur Georges TANDEL (*1910, +1981), participant aux épreuves de relais 4 x 200 m nage libre et le sprinteur sur 400 m, Jean KROMBACH (*1910, +1999). Alors que Jean KROMBACH est originaire de Diekirch, Georges TANDEL exercera en chirurgien à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Diekirch de 1937 à 1944. C’est en cette qualité qu’il fut amené le 10 mai 1940 à constater le décès de Doug CAMERON, pilote accidenté de la Royal Air Force. Début 1945, le Dr TANDEL quittera son cabinet médical du 6 rue du Palais à Diekirch – le Dr Albert MAMBOURG (*1917, +1952), conseiller communal de janvier 1952 à juillet 1952, l‘occupera transitoirement – pour s’installer définitivement à Differdange. Malheureuse­ment il n’a pas été possible d’établir une éventuelle filiation entre l’esculape nageur et les TANDEL de Diekirch – c’est à eux que la paroisse et la ville doivent la Pietà “au doigt coupé” d’ACHTERMANN : à l’ombre de l’imposant castel médiéval Georges TANDEL plongerait ses racines plutôt en sol viandenais. (bp, rd, jb, rs, 2014-12-17_bp)

 

 

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L’Hôpital du Sacré-Cœur de Diekirch du temps de l’entre-deux-guerres. [éditions Emile ZENNER, Diekirch; mod: bp] L’avant-corps médian du bloc central délimite les deux périodes de construction initiales: à droite, la partie ancienne avec le corps central et l’aile droite et à gauche, l’annexe en forme de « L », construite avant 1937. La chapelle occupe le rez-de-chaussée et le premier étage de l’aile gauche (en bleu). La salle d’opération (en rouge) est aménagée au deuxième étage au-dessus de la partie antérieure de la chapelle. En cartouche, l’Hôpital du Sacré-Cœur de Diekirch vers 1902 avec son corps central et son aile droite. [au verso, Edition Th. MAUNOVA (sic ! Th. MANNON ?)]

 

105) … le Farey Battle était un bombardier-chasseur britannique peu performant et très vulnérable : Il était lent, insuffisamment armé et dépourvu de cockpit blindé. Et pourtant, sur ordre de l’Air Chief Marshal Sir Arthur Sheridan BARRATT (1891, +1966), trente-deux Fairey Battle de la Royal Air Force participaient à un raid aérien lancé le 10 mai 1940 depuis la base aérienne de Reims contre l’envahisseur allemand qui avançait à pas de géant en terre occupée. Le Farey Battle de FO [Flying Officer] Douglas Alexander CAMERON fut gravement touché par la FLAK dans les environs de Wallendorf et dut se poser en catastrophe près du Hiirzenhaff à Bettendorf. Le Sgt [Sergeant] C. S. HART et l’AC1 [Aircraftman 1st class] J. G. WARD arrivèrent à s’extraire de l’appareil en feu avec quelques égratignures et des contusions. Le pilote avait moins de fortune: Gravement touché au bras droit, il décéda le jour même vers 23 heures à la Clinique du Sacré-Cœur de Diekirch où le Dr Georges TANDEL (*1910, +1968) l’avait pris en charge. Désormais 16.500 km séparent la dernière demeure de Douglas Alexander CAMERON (*1915, +1940) de sa terre natale : l’Australie. Depuis la fin de la guerre, Valérie WINTER-GEORGES (*1911, +2006), puis John « Boy » NEVEN (*1949, +2006) et enfin le staff du Musée National d’Histoire Militaire (MNHM) sous la houlette du curateur Roland GAUL se sont dévoués et se dévouent à entretenir et fleurir la tombe du FO Doug A. CAMERON au cimetière de Diekirch. (bp, fg, rg, 2014-10-13)

 

 

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Cimetière de Diekirch, Tombe et épitaphe de D. A. CAMERON : Flying oficer D. A. CAMERON – Pilot – Royal Air Force – 10th May 1940 – Age 25 – In Loving Memory. [bp_2014-09-22]

 

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Crash aérien du 10 mai 1940 près du Hiirzenhaff. [1], [2], [3] et [4] soldats allemands, [5] Sgt C. S. HART et [6] FO Douglas Alexander CAMERON (AC1 J. G. WARD légèrement blessé ne figure pas sur le cliché): La position, le teint blafard et la mimique « absente » du pilote blessé – souffrirait-il d’un choc hémorragique ? – le drap blanc qui recouvre la partie supérieure de son corps et la posture du soignant inconnu [2] qui s’acharne avec vigueur et détermination sur le bras droit du blessé [6]: tout porte à croire que le soignant soit un homme de l’art – un infirmier ou un médecin militaire – entrain de réaliser l’hémostase d’une plaie importante du membre supérieur droit. [à gauche: photo originale, NN_1940-05-10, publ: J. DERNEDEN: Das Schicksal der Fairey Battle vom “Hiirzenhaff” in 70 Joer duerno, Erënnerungen un den Jean JOHN an den F.O. Doug CAMERON, 2010, p. 25-30] [à droite: silhouettage pour identification des personnages, bp_2014-09-22]

 

104) … la loi du 1er août 1972 portant réglementation de l’inhumation et de l’incinération des dépouilles mortelles ne prévoit plus l’attribution de concession à perpétuité. Faute de déclaration conservatoire à adresser tous les trente ans à l’administration communale, la concession n’est pas reconduite et la tombe délaissée est récupérée et détruite par la commune. La parcelle ainsi « libérée » est remise à disposition d’un nouveau concessionnaire pour une période qui ne dépassera pas trente ans. Force est de constater que nombre de sépultures dont les défunts inhumés sont restés sans descendants ou que les rares descendants survivants ne portent plus d’intérêt à leurs aïeuls, se délitent inexorablement et sombrent dans l’oubli. En accord avec la « Charte internationale du patrimoine funéraire » il y a évidemment lieu d’étudier, de documenter, de conserver et d’entretenir les monuments funéraires remarquables et mémorables abandonnés par les concessionnaires, au mieux dans le contexte historique donné et l’alignement original préservé, au pire dans un endroit réservé aux pierres tombales « récupéréres ». Ainsi la stèle funéraire d’Auguste WIRTGEN (*1834, +1889), l’aimable donateur qui a légué à la Ville de Diekirch tous ses biens, s’en trouve installée dans un « Parc des tombes remarquables » aménagé à l’angle sud-ouest de l’ancienne partie du cimetière communal, à l’abri de l’imposante enceinte « transplantée » du Château WIRTGEN.  (bp, 2014-09-18)

 

 

104) Tombes remarquables - 2

Cimetière de Diekirch. « Parc des Tombes remarquables ». De gauche à droite: 1) Famille WANG-BESCH, 2) Famille WEILLER-WELBES, 3) Famille BEDESSEM, 4) Famille LAUTERBOUR-HEINEN, 5) Famille FLESCH-SCHARLE, 6) Auguste  WIRTGEN  (généreux donateur,  stèle érigée par la Ville de Diekich en guise de reconnaissance), 7) Peter STEHRES (père-fondateur et directeur du progymnase de Diekirch), 8) Famille BOHLER,  9) inconnu, 10) Famille HAENTGES,  11) Victor MULLER-FROMES (généreux donateur,  stèle érigée par la Ville de Diekich en guise de reconnaissance) [bp_2009-07-17]

 

2014-09-231 Epitaphe WIRTGEN -

Stèle funéraire érigée par la Ville de Diekirch à la mémoire du généreux donateur Auguste WIRTGENInscription: Auguste Wirtgen. La ville de Diekirch. 1834-1889. [bp_2009-07-17]

 

103) … le 3 octobre 1889, le conseil communal de la Ville de Diekirch approuva l’acte de donation en vertu duquel la Ville de Diekirch devint propriétaire du Château WIRTGEN, anciennement Ulrichsschlässchenvom  Advokaten, ehemaligen Stadtschöffen und Generaladministrator des Inneren (1848-1853) Matthias ULRICH (*1801, +1863) erbaut, später an Advokat WOLFF vermietet und schließlich vom Postkutschenunternehmer und Miteigentümer der Zuckerfabrik „Fortschritt“ August WIRTGEN (*±1834, +1889) erworben – et de toutes ses dépendances. A en croire Jos HERR, Auguste WIRTGEN aurait de son vivant exprimé le vœu d’être enseveli à l’abri de cette enceinte qui l’a protégé sa vie durant. Les jardins domaniaux furent aménagés en place publique et l’enceinte du château WIRTGEN fut transposée au nouveau cimetière de Diekirch qui avait accueilli la dépouille mortelle de WIRTGEN. Ainsi sa dernière volonté, si tant est qu’elle eût été sienne, s’en trouva exaucée. L’entrée du cimetière se compose depuis lors d’un grillage en fer forgé vert foncé, tendu entre quatre majestueux pilastres dont les fûts quadrilatères, aux arêtes doublement cannelées et bâtis en gré rouge sont portés par des embases massives de même forme et couronnés de chapiteaux ornés des mêmes cannelures. (bp, fg, 2014-09-17)

 

 

103) Entrée du Cimetière - 2

L’entrée du cimetière de Diekirch (vu de l’intérieur): les pilastres en grés rouge et le grillage en fer forgé de l’enceinte du Château WIRTGEN. A gauche du portique d’entrée, une demi-coupole couchée à ras de terre surmontée d’une croix en pierre: l’épitaphe de Marie Cathérine TANDEL, vulgo Tändelchen  (*1825, +1909). A droite, au fond: “Parc des Tombes remarquables”. [bp_2014-09-14]

 

103) Entrée du Cimetière - 3c

Le Grand Hôtel des Ardennes d’Alexis HECK à gauche (l’annexe sud de l’hôtel et l’habitation d’Alexis HECK, la future Villa CONTER n’existent pas encore) et le Château WIRTGEN à droite avec ses annexes et son parc séparé de la chaussée de l’actuelle rue Alexis HECK par un imposant grillage à quatre pilastres. [N. MAROLDT_<1889]

 

102) … après la bévue de Troisvierges – le 1er août 1914, soit un jour avant que l’empereur Wilhelm II d’Allemagne ne déclare officiellement la guerre à la France, un détachement du 69e régiment d’infanterie de Trèves sous les ordres de Leutnant FELDMANN occupa par mégarde la gare de Troisvierges et s’afférait à déboulonner les rails à la sortie du tunnel am Knierchen  – l’envahisseur allemand ne s’arrêta pas en si bon chemin : Le 7 août 1914, les troupes impériales d’outre-Our, -Sûre et -Moselle stationnées à Diekirch s’apprêtèrent à livrer bataille – Kanonen werden am Herrenberg in Stellung gebracht – contre l’ennemi français qu’ils pensaient avoir localisé à Stegen, à 6 km au sud de Diekirch. Les poilus, qu’ils soupçonnaient de se préparer à lancer une contre-attaque, avaient en réalité établi leurs campement et baraques à 45 km au sud-ouest de Diekirch, à Stockem près d’Arlon en Belgique. Décidément Stegen au Grand-Duché de Luxembourg et Stockem en Province de Luxembourg, ce n’est pas kif-kif bourricot. Surtout pas en temps de guerre. Même pas à Diekirch, … et la bataille du Herrenberg n’eut pas lieu. (bp, pm, ms, cb, 2014-08-11_bp)

 

 

102) Bataille du Herrenberg

Dessin de Leopold ZANENwird am 28.9.1918 zum Kommis der städtischen Beleuchtungs- und Wasserwerke ernannt – illustrant la mise en place de canons dans les pentes du Herrenberg et accompagné d’un commentaire pointu: Das ist die bekannte Schlacht am Herrenberge, beispiellos an Opfer und Erfolgen !!! [Voilà la bien nommée bataille du Herrenberg, remarquable par les sacrifices et les victoires qu’elle engendra !!!] [L. ZANEN_1924; coll: pm]

 

101) … suivant l’inscription « Ciment de Rumelange » gravée sur le montant droit de l’entrée de la grotte artificielle, Jos HERR a fait faire au corps des sapeurs-pompiers de Diekirch une excursion à Rumelange, cité minière rivée au fin fond méridional du territoire national : Les sapeurs-pompiers de Diekirch en visite à Rumelange vers 1890, telle est en effet la légende de la photo de famille des sapeurs-pompiers publiée par Jos HERR en 1980. Au milieu du corps se tient l’administrateur de la Brasserie de Diekirch, Victor TSCHIDERER (*1838, +1892), président, échevin et député. Seul à diriger son perçant regard ostentatoirement vers la gauche, il porte un uniforme différent: Double rangée de boutons sur le devant, ceinture à double plaque-boucle arrondie et bicorne orné d’une cocarde. A remarquer que sur les 22 sapeurs-pompiers 12 portent la barbe pleine alors que les 10 autres arborent des moustaches de formes et de volumes divers. Imberbes inconnus. … Et si les sapeurs-pompiers, tous tirés à quatre épingles, groupés autour de leur commandant, le commissaire de police Charles MAJERES (*1848, +1925), posaient en grande pompe devant le rocher-belvédère de Diekirch? La superposition de l’image-souvenir en question à un cliché actuel montre en tout cas une parfaite concordance des structures rocailleuses et en particulier de la stalactite-postiche disposée en clef de voûte à l’entrée septentrionale de la grotte. (bp, 2015-05-29_bp)

 

 

2013-08-11

Le corps des sapeurs-pompiers de Diekirch vers 1890 posant devant le rocher-belvédère de Diekirch [?] avec leur président Victor TSCHIDERER (2e rangée , 5e à partir de la gauche) et leur commandant, le commissaire de police Charles MAJERES  (1ère rangée, 3e à partir de la droite) [NN_±1890; publ: Jos HERR_1980]

 

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10 Responses to “SVQ_Page 3: N° 101 – N° 150”

  1. cvs_dk

    Merci fir de Kommentar.

    Hat de Mail net iwwersinn. Wosst just net, ob mir e kéinten um Site weisen.

    Hei dann lo de Comment vum Michel KLASEN, treie Supporter aus dem Bayernland:

    Hei, zu Neunkirchen am Brand, gët et ee sougenannten „Innerort“, wéi zu Dikrich. 5 Paarten hate se hei fréier. Eng ass am 2. Weltkrich beim Amarsch vun der amerikanischer Arméi zerstéiert ginn, awer déi aner 4 sen nach existent, wéi op dem Bild ze gesinn, dem Text no historisch begrënnt. Eng Nobildung wéi „Eewischt Paart, Porte de Liège ou Porte Saint-Antoine à l’entrée de la rue Saint-Antoine, à l’occasion des Festivités du 700e Anniversaire de l’Affranchissement de la Ville de Diekirch en 1960″ brauche mir héi net.

    Michel Klasen
    Schellenberger Weg 16
    D-91077 Neunkirchen am Brand

    Foto 1: Stadttore in Neunkirchen am Brand (D)
    Foto 2: 1960, Ëmzug duerch Dikrich, Antonius-Paart

    Ass schonn erstaunlich, dass di nogebauten Dikricher Paart an der Antonius-Strooss, sou wi se op der Foto vun 1960 ze gesinn ass, praktisch identisch ass mat dem Forchheimer Tor.

  2. Michel Klasen

    Dir léiw Leit,

    den 30. Mée hat ech eng Äntwert op d´Thema “Fréier Paarten zu Dikrich, SVQ-3.129” geschéckt. Méiglicherweis ass die Mail iwersi ginn. Sou hannerloossen ech déi Änwert (mat Foto) nach eng Kéier un diekirch@csv.lu.

    Mat frendleche Gréiss

    Michel

  3. cvs_dk

    Dass di “Bayern” awer ëmmer mussen iwwerdreiwen.

    Den SVQ ass eng gutt Illustratioun vum MH[s]D-Konzept (Museums-Konzept vum neien Dikricher Geschichtsmusee oder Musée d’Histoire[s] Diekirch):
    Di grouss “Geschicht” ass d’Somm vun all klenge “Geschichtercher” vun a ronderëm Dikrich.

  4. Michel Klasen

    Ech schätzen, dat de Bonesch Pol als deen nächsten erlesene Geschichtsschreiwer iwwer Dikrich an d’Annalen agoe wäerd, nom Jos. Herr an dem Aloyse David.

    Michel Klasen
    Schellenberger Weg 16
    D – 91077 Neunkirchen am Brand (Bayern)

  5. Frank Thillen

    Ad SVQ-3.125: … Dickerischer Maat …

    Emol méi ganz schéin! Mir sind d’lescht Joer do laanscht geradelt (Lahntalradweg). Awer vill méi wéi d’Ähnlechkeet am Numm an déi flott Géigend war eis net opgefall. Demols hun se do op der Lahn eng Ruderkurs gefuer … demnächst nach eng Ähnlechkeet.

    LG

    Frank

  6. Charel Bonert

    Ad SVQ-3.125: … Dickerischer Maat …

    den Numm vum facteur d’orgues (1659 – 1727) ass de Clou !

  7. csv_dk

    D’Wuerzelen si jo och en Deel vum Baam.

    Villmools Merci fir den Intressi.

  8. Pierre Dillenburg

    Ad SVQ-3.124: … vocation industrielle …
    Ad SVQ-3.123: … formes géométriques agglutinées …
    Ad SVQ-3.122: … incarcéré pendant 15 mois sans procès …
    Ad SVQ-3.121: … Grand Hôtel des Ardennes …

    Ech hat vill Freed daat alles ze liesen. Héich interessant fir een deen nach ëmmer un Dikkrich haenkt!

  9. Charel Bonert

    Ad SVQ-3.110: … quiet paradise for weary troops

    Ces 5 baroudeurs
    ont donc été surpris
    par la réalité !

    La guerre
    n’est même pas
    une aventure,

    elle est tristement réelle
    terre à terre
    et oeil pour oeil.

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