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164) … Jean Joseph RICHARD (*1788 à Clervaux, +1872 à Niedersgegen), grand-père du notaire diekirchois Joseph Isidore RICHARD (*1852 au Château de Kewenig, +1914 à Diekirch) avait pris pour épouse Suzanne Julienne D’ENNERSHAUSEN (*1793 à Luxembourg, +1843 à Niedersgegen), fille du juge diekirchois, Jean Laurent D’ENNERSHAUSEN (*1752 à Niedersgegen, +1811 à Diekirch). Il quitta son Clervaux natal pour élire domicile de l’autre côté de l’Our en terre germanique. Architecte-bâtisseur infatigable Jean Joseph RICHARD est à l’origine de l’imposante ferme-château PETRY et du château BOUVIER à Niedersgegen / Körperich à une vingtaine de kilomètres de Diekirch. En 1816, il fit l’acquisition du Château de Kewenig, élégante demeure seigneuriale blottie dans un vallon idyllique situé à une enjambée de Niedersgegen. Des générations durant le Château de Kewenig appartenait à la famille des VON STEIN. A la mort de Peter Franz VON HAGEN, «seigneur de Kewenich» depuis son mariage avec Klara Beatrix VON STEIN (+1790), la lignée directe des VON STEIN s’éteignit et le Château de Kewenig devint propriété des seigneurs de Bettendorf – Pierre Ernest Joseph D’OLIMART avait épousé en 1723 Marie Marthe Claire VON STEIN – avant que la famille RICHARD ne s’y installa pour y résider pendant deux siècles. (bp, frw, pds, 2020-06-26_bp)

 

 

Le Château de Kewenig après sa restauration entamée en 2012 par les propriétaires actuels: Deux ailes latérales symétriques, plus récentes, flanquent un corps central qui constitue la partie la plus ancienne. Armé de quatre tours angulaires, le donjon original était entouré de douves pour en faire un véritable château fort. Le blason familial des VON HAGEN – VON STEIN se trouve au-dessous du balcon central. [Photographie: bp_2018-05-24]

 

En haut, blason garnissant l’entrée du Château de Bettendorf avec, à gauche, les armoiries de la famille D’OLIMART et, à droite, celles de la famille VON STEIN. En bas, blason incorporé à la façade principale du Château de Kewenig comportant, à gauche, les armoiries de la famille VON STEIN et à droite celles de la famille VON HAGEN [Photographies: Château de Bettendorf: bp_2019-05-01; Chateau de Kewenig: bp_2018-05-24; Graphique et légende d’après D. ERPELDING, Heraldik: bp_2018]

 

163) … issu d’une illustre famille de tanneurs clervalloise, Joseph Isidore RICHARD, né le 9 février 1850 au Château de Kewenig et décédé le 5 janvier 1914 à Diekirch, officiait comme notaire à Diekirch de 1897 à 1913. A ses heures perdues, son oncle maternel, Lucien RICHARD (*1820, +1900), président du tribunal de et à Diekirch de 1859 à 1866, posa avec une assiduité de bénédictin les fondements de la généalogie familiale éditée à titre posthume dans les années 1920 par son fils, l’ingénieur Léon RICHARD (*1863 à Diekirch, +1956). En 1900 le notaire RICHARD, qui avait épousé en 1893 Laure SCHAACK (*1872), fille de l’avocat diekirchois Félix SCHAACK (*1839, +1901), commandant des sapeurs-pompiers de 1873 à 1877, membre du conseil communal de 1875 à 1899 et président de la Philharmonie municipale de 1893 à 1902, érigea une somptueuse demeure en l’avenue de la Gare à Diekirch, qui comportait à son angle nord-est une entrée séparée pour son étude de notaire. Après le trépas du notaire, l’imposant immeuble fut transformé en hôtel-restaurant; l’Hôtel Beau-Site accueillit ses premiers hôtes en juin 1930 et fut repris ultérieurement par Michel HOURT (*1888, +1943). Transitoirement germanisé en Park-Hotel par l’occupant nazi, il passa aux mains de la Brasserie de Diekirch avant que la Ville de Diekirch ne s’en porte acquéreuse en 1956. L’immeuble devint enfin Hôtel de Ville en 1959 et le cabinet notarial original mua en état-civil et bureau de la population. (bp, frw, rgl, pds, msj, 2020-06-24_bp)

 

 

L’Hôtel de Ville de Diekirch, le jour de l’inauguration (28 février 1959) en présence de la Grande-Duchesse Charlotte, du Prince Félix, du ministre d’État, Pierre WERNER, du président de la Chambre des Députés et ministre d’État honoraire, Joseph BECH, nommé Citoyen d’Honneur de la Ville de Diekirch le 9 mai 1959, ainsi que de l’évêque, Monseigneur Léon LOMMEL. Gageons que d’aucuns se reconnaîtront parmi la foule toute aussi nombreuse qu’intéressée. [Photographie: NN_1959; publication: J. HERR in Diekirch, Hier et aujourd’hui, Histoire illustrée et population1980, p. 267]

 

Élévation des façades est (à gauche) et nord (à droite) de l’Hôtel de Ville de Diekirch avant la restauration de 2010-2013: entrée séparée marquée d’un cercle rouge sur la façade est et locaux occupés par le bureau de la population et l’état civil encadrés de rouge sur la façade nord. [Graphique: bp_2020-05-18 d’après les plans dressés par Marc SPEICHER, architecte, 2008]

 

A gauche, la Villa RICHARD et à droite, l’Hôtel Beau-Site. L’entrée séparée à l’angle nord-est est signalée par un cercle rouge. Légende: a) Maison DEUTSCH (1895-1902), Maison BRÜCHER-KLEIN (1902-1909), Maison WELL-SCHOMMER (1909-1974), Bureau de Police puis enfin Recette municipale; b) Villa RICHARD (après 1900), Hôtel Beau-Site (après 1930), Hôtel de Ville (après 1959); c) Hôtel Maison Rouge renommé ultérieurement Hôtel du Parc; d) Gendarmerie (détruite pendant le 2e Guerre Mondiale); e) Gymnase respectivement Lycée classique de Diekirch. [Images: Cartes postales anciennes; Arrangement et légende: bp_2020-06-10]

 

162) … à l’aube de la 2e Guerre Mondiale, les frères KETTEN, rosiéristes au Limpertsberg, présentèrent leur nouvelle création, la rose «Grande-Duchesse Charlotte», aux visiteurs de la «Foire agricole du Centenaire» qui se tenait à Diekirch du 3 au 10 septembre 1939. Hybride de thé d’un rose saumon éclatant, la «Grande-Duchesse Charlotte» venait de décrocher le «Prix de Rome» en 1938. Le rosiériste américain Robert PYLE (1877, +1951) de West Grove en Pennsylvania (USA) en fit l’acquisition des droits et présenta la rose luxembourgeoise à différents concours outre-atlantique: C’est ainsi que la «Grande-Duchesse Charlotte» fut médaillée d’or au «Portland Rose Trial» en 1941 et obtint une nomination pour la «All American Rose Selection» en 1943. Depuis sa présentation à Diekirch en 1939, la «Grande-Duchesse Charlotte» a donc fait une brillante carrière en parcourant le monde, tout comme la «Queen Elizabeth», autre hybride de thé grandiflora de renommée mondiale créée en 1954 par le pépiniériste LAMMERTS aux Etats-Unis et couronnée «Rose favorite du monde» en 1978. En 2017 enfin, la Poste luxembourgeoise sort un timbre à l’effigie de la «Grande-Duchesse Charlotte» … et la rose eut son timbre à l’instar de son illustre éponyme. (bp, cw, 2020-05-25_bp).

 

 

Le rosiériste Jean KETTEN du Limpertsberg avec un timbre-poste – sorti en 2017 – à l’effigie de sa création, la rose «Grande-Duchesse Charlotte» – présentée à Rome en 1938 et à Diekirch en 1939. [Photographie Jean KETTEN: www.helpmefind.com; Timbre-poste scanné et arrangement: bp_2019]

 

Les roses «Grande-Duchesse Charlotte» (en haut, à gauche) [Photographie: Eric Timewell; Publication: www.helpmefind.com] et «Queen Elizabeth» (en haut, à droite) [Photographie: Zixiette; Publication: www.all-my-favourite-flower-names.com], deux fameux hybrides de thé de renommée internationale.

 

161) … de roseraies il y en avait une à Ettelbrück (Jean THILL & fils resp. THILL frères), deux à Diekirch (Joseph THEIS, Bernard NOCKELS) et cinq à Schieren (Jacques KIRSCH, Valentin KIRSCH, Guillaume NISSER, Matthias SARTOR, Pierre MEISCH et fils). La culture des roses luxembourgeoise connût un déclin dramatique après la première guerre mondiale: La récession économique et le phylloxéra vastatrix – parasite américain importé au 19e siècle en Europe, qui touche autant les roses que les vignes avec 2,5 millions d’hectares de vignobles français détruits en 30 ans – sonnèrent le glas de l’industrie rosicole luxembourgeoise. La superficie des terres réservées au Luxembourg à la culture des roses passa de 100 ha en 1900 à 10 ha en 1939. Mais bien avant cela, le Baron Félix de BLOCHAUSEN (+1834, +1915), avocat à Diekirch de 1860 à 1870 et Ministre d’Etat de 1875 à 1885, résidant au Château de Birtrange à Schieren, s’était lancé à la rescousse des rosiéristes en leur suggérant de cultiver des betteraves sucrières à la place des roses. Le Baron lui-même se serait porté garant d’en racheter la production pour le compte de la sucrerie Diekirchoise «Fortschritt», dont BLOCHAUSEN fut membre fondateur et membre du premier conseil d’administration en 1869. Il n’est pas exclu que ce soit  pour l’en remercier que Jean KETTEN, rosiculteur à Limpertsberg, créa en 1884 une rose dédiée à la Baronne de BLOCHAUSEN (*1848, +1935). Bien que la variété figure dans de nombreux catalogues et autres ouvrages de référence, aucune image en a été retrouvée. (bp, cw, jb, pd, 2020-05-13_bp)

 

 

En haut, panorama sud de la Ville de Diekirch vers 1900 avec la voie ferrée (ligne blanche pointillée) passant la Sûre par le pont ferroviaire dénommé «Eisebunnsbréck» (à gauche), les Etablissements horticoles de Bernard NOCKELS (*1875, +1947) (silhouettage vert) et, en bas, deux vues sur les terres réservées à la rosiculture. A noter que les «Elektrizitäts- & Gaswerke der Stadt Diekirch» (silhouettage bleu, en bas, à gauche), situés au nord de la voie ferrée, n’existent pas encore sur le cliché panoramique en haut. Ils ont été construits en 1906-1907. [Photographies: en haut, Justin SCHROELL, ±1900; en bas, NN>1906; publication: N. BECKERICH in Diekirch, au fil du temps, 2012, p. 169; arrangement et silhouettage: bp_2020]

 

A l’avant-plan en bas, élévation de la façade principale du bâtiment industriel «Fortschritt», sucrerie ultérieurement incorporée à la Brasserie de Diekirch, sur fond du Projet d’urbanisation «Dräieck Dikrich» élaboré par BEILER & FRANCOIS, architectes, et présenté au conseil communal fin 2010 avec vote définitif du PAP le 28 janvier 2013. A droite, la rue de la Brasserie. [Graphiques: BEILER & FRANCOIS, architectes; arrangement: bp_2020]

 

160) … avant de prendre la succession du monumental Jean GUILLOU (+1930, +2019) aux Grandes Orgues de Saint-Eustache, l’Église des Halles à Paris, Thomas OSPITAL, né en 1990 à Ayherre en Pays basque (F), fut organiste titulaire à Ciboure, aux antipodes de Diekirch, sur la côte atlantique de l’hexagone, à une dizaine de kilomètres de la frontière espagnole. Sur la presqu’île intercalée entre les cités portuaires de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, un couvent des récollets fut implanté en 1611. Le couvent des récollets n’est cependant pas le seul dénominateur commun entre Ciboure – par ailleurs ville natale de Maurice RAVEL (*1875, +1937) – et Diekirch: Certains registres du nouvel orgue de Diekirch conçu et réalisé par la manufacture d’orgues THOMAS de Ster près de Francorchamps (B) proviennent en effet d’un ancien orgue de Ciboure. Dommage que le concert de Thomas OSPITAL prévu pour le 10 octobre 2019 en l’église décanale de Diekirch sur le nouvel orgue THOMAS avec ses tuyaux cibouriens n’ait pas pu avoir lieu. Les organophiles d’ici et d’ailleurs ont raté un heureux retour aux sources pour l’un et une escapade tout en musique sur un air de boléro pour les autres. Que de regrets ! (bp, mc, jb, 2020-04-15_bp)

 

 

Vue aérienne des cités portuaires de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz séparées par la Nivelle qui se jette dans la baie de Socoa. Cartouche en haut à gauche: Couvent des récollets en silhouettage rouge sur la presqu’île intercalée entre Ciboure (en bas) et Saint-Jean-de-Luz (en haut). Cartouche en haut à droite: Situation des cités portuaires Ciboure et Saint-Jean-de-Luz en Pays basque dans le département des Pyrénées-Atlantiques à la frontière espagnole. En bas différentes vues du Couvent des récollets de Ciboure au fil du temps. A droite projection d’un Projet de réaménagement datant de 2017. [Vues aériennes: Google Earth_2019; Images du couvent récollet de Ciboure: nbi_2019; Arrangement, graphique et légende: bp_2019-04-06]

 

Les Grandes Orgues de Saint-Eustache à Paris (le plus grand orgue de France), à gauche, (facteur d’orgues: DUCROQUET / BARKER, restauration par Jan VAN DEN HEUVEL en 1985, ± 8.000 tuyaux, 101 jeux sur 5 claviers et pédalier; organistes titulaires: Thomas OSPITAL et Baptiste-Florian MARLE-OUVRARD) et les Grandes Orgues de Saint-Laurent à Diekirch, à droite, (facteur d’orgues: THOMAS, 3.356 tuyaux, 51 jeux sur 3 claviers et pédalier; organiste titulaire: Maurice CLEMENT). [Photographies: Paris: bp_2017-09-09; Diekirch: bp_2016-06-11; image de l’orgue projetée sur l’écran: Raymond CLEMENT_2016]

 

159) … les couvents récollets de Bastogne (B) – l’ainé, Durbuy (B), Troisvierges (L), Schleiden (D), Hamipré (B), Luxembourg (L), Diekirch (L) et Virton (B) – le benjamin, faisaient partie du réseau monastique des franciscains de l’ancien Duché de Luxembourg (1353-1795). À la fin du 18e siècle toutes ces communautés conventuelles furent dissoutes et les biens du clergé furent confisqués par la révolution française. Touché à mort par les obus déversés sur la Ville de Diekirch lors de l’Offensive de von RUNDSTEDT, le couvent de Diekirch situé en bordure de la Place Guillaume ou «Kluuster», par-devant le Palais de Justice, fût rasé en 1948. Celui de Luxembourg fut démoli en 1830 et ses fonds s’en trouvèrent aménagés en place publique: la Place Guillaume II ou «Knuedler» accueille depuis lors l’Hôtel de Ville de la capitale construit avec les matières récupérées de l’ancien couvent. À ce jour n’existent donc plus que les locaux conventuels de Bastogne, Durbuy, Hamipré, Virton et Troisvierges, qui entretemps furent affectés à d’autres fins: complexe résidentiel, commerce, salle de vente, cinéma, exploitation agricole, musée ou presbytère. Virton fut privé de son église en 1830, Bastogne en 1930 et Schleiden en 1944. Fait remarquable, toutes ces implantations franciscaines sont situées sur ou à proximité de voies romaines qui connectaient entre elles les agglomérations importantes de l’ère romaine: Metz, Reims, Bavay, Tongres, Cologne et Trèves. (bp, mm, nag, nig, af,  2020-04-14_bp)

 

 

Réseau franciscain (étoiles) et infrastructures routières romaines (trait noir discontinu) du Duché de Luxembourg: En Belgique (labels jaunes), Bastogne, Durbuy, Hamipré et Virton, en Allemagne (label rouge), Schleiden et au Luxembourg (labels bleus), Troisvierges, Diekirch et Luxembourg. [Fonds: Le portail officiel du Grand-Duché de Luxembourg, Cartes historiques du Luxembourg, Démembrement territorial; Voies romaines: D’après « Les Gallo-romains », plaquette éditée par le Musée Archéologique d’Arlon; Graphique et légende: bp_2019-02-17]

 

Sélection de 27/44 images (3 images sélectionnées par site sauf 6 images pour le site de Luxembourg) illustrant la situation des couvents franciscains-récollets du Duché de Luxembourg et leur évolution au fil du temps. L’album complet des 44 images commentées est disponible ici. [Documentation, graphique et légende: bp_2020]

 

158) … un siècle et demi sépare les ostensoirs de Diekirch et de Troisvierges. Alors que le curé de Diekirch, Johann Wilhelm AUGST (*1708, +1783) à commandé un ostensoir en argent à l’orfèvre Johann SCHEFFER de Luxembourg en 1752, les frères WUNSCH, orfèvres à Diekirch de père en fils, ont conçu et confectionné l’ostensoir de Troisvierges en 1908: Henri Constant WUNSCH (*1875, +1959) l’a imaginé et son frère ainé François Joseph WUNSCH (*1868, +1951) l’a assemblé. A en croire la littérature hagiographique Fides, Spes et Caritas, les trois filles de Sainte Sophie – die kalte Sophie, la dernière des cinq saints de glace célébrés du 11 au 15 mai – mises en scène par l’ostensoir des orfèvres diekirchois auraient subi le martyre vers 130 après Jésus Christ à Rome. Outre les Trois Vierges, l’ostensoir des deux frères orfèvres décline également les quatre évangélistes en autant de médaillons disposés en rosette autour de la lunule centrale destinée à recevoir l’hostie consacrée: Saint Matthieu, Saint Luc, Saint Jean et Saint Marc. Depuis 2011 l’ostensoir de Diekirch financé aus den Kollekten der Stadtkirche und der Filialkapellen sowie mit den von «particularen in- und auswendig der pfaar» erbrachten Zuwendungen se trouve exposé au Musée d’Histoire[s] à Diekirch (MH[s]D). (bp, cw, mm,  2020-03-13_bp)

 

 

A gauche, l’ostensoir à lunule hexagonale de Diekirch de 1752 (Strahlenmonstranz) par Johann SCHEFFER, orfèvre à Luxembourg; à droite, l’ostensoir à lunule ronde de Troisvierges de 1908 par les orfèvres WUNSCH de Diekirch détaillant les Trois Vierges, Fides, Spes et Caritas, leur mère, Sainte Sophie et les quatre évangélistes. [Photographies: à gauche, Ostensoir de Diekirch bp_2013-04-06; à droite, Ostensoir de Troisvierges bp_2019-01-20]

 

Inscriptions sur l’embase de l’ostensoir WUNSCH de Trosvierges. En haut, les orfèvres exécutants, en l’occurrence Henri [Constant] WUNSCH (*1875, +1959) «inv.[entor]» et son frère FR[ançois Joseph] W[UNSCH] (*1868, +1951) «const.[ructor]». En bas, le commanditaire, D. D. P. SCHMITZ de BIWISCH et l’année de commande resp. de confection: 1908. [Photographies, montage et légende: bp_2019-01-20]

 

L’ostensoir de Troisvierges des frères WUNSCH détaillant les trois Vierges: à gauche, Fides (Foi) avec son emblème, la croix; en haut, Caritas (Charité) avec son emblème, le cœur en flammes; à droite, Spes (Espérance) avec son emblème, l’ancre; en bas, leur mère, Sainte Sophie (kalte Sophie) et les quatre évangélistes: en haut, Saint Matthieu avec son emblème, l’homme représenté par un ange; à droite, Saint Luc avec son emblème, le taureau; en bas, Saint Jean avec son emblème, l’aigle; à gauche, Saint Marc avec son emblème, le lion. [Photographie: Ostensoir de Troisvierges bp_2019-01-20; Graphisme et légende bp_2019-02-13]

 

157) … le 7 décembre 1841 fut organisé à Diekirch une réception avec fête populaire en l’honneur du Roi – Grand-Duc Guillaume II (*1792, +1849). Le 21 août 1841, la non-ratification du traité d’adhésion du Luxembourg au Deutscher Zollverein avait fait germer des animosités au sein de la population luxembourgeoise secouée par le traité de Vienne (1815), la révolution belge (1830) et le traité de Londres (1839). A Diekirch les autorités locales avec à leur tête le bourgmestre Vendelin JURION (*1806, +1882), étaient farouchement opposées à l’union douanière allemande. A la suite d’une violente altercation entre opposants et partisans du Zollverein pendant l’oraison du bourgmestre JURION, Jean-Pierre DUMONT (*1790, +1854), receveur de l’enregistrement et membre du comité d’organisation des festivités, d’une part, et Jean Baptiste KUBORN (*1806, +1841), médecin, d’autre part, en sont venus aux mains: DUMONT poignarda KUBORN qui succomba à ses blessures deux heures plus tard. Politischer Mord in Diekirch! Zu Gunsten des Mörders, dem die Honoratioren der Stadt [..] ihr Beileid bezeugten [sic], suchte man diese schändliche That auf alle mögliche Art zu bemänteln und […] das Gerücht des Messerausgleitens beim Oeffnen einer Champagnerflasche aufrecht zu erhalten. So geht’s jetzt im deutschen Bundeslande Luxemburg!… titraient les journaux de la confédération germanique. Tout le contraire de la presse autochtone et des historiographes locaux qui passent le fait divers sous silence. (bp, chw, rob, jb, 2020-03-10_bp)

 

 

Le 21 août 1841 le Roi – Grand-Duc Guillaume II n’a pas ratifié le traité d’adhésion du Luxembourg à l’Union douanière allemande à la Hague. Cependant, le 8 février 1842 le Luxembourg adhère définitivement au Deutscher Zollverein dont il reste membre jusqu’à la fin de la 1re Guerre Mondiale. [Graphique: Pischdi CC BY-SA 2.5; Modifications: bp_2019-12-24]

 

L’Almanach Royal et du Commerce de Belgique pour l’an M DCCC XXX VIII (1838) présenté à Sa Majesté Léopold I (*1790, +1865), Roi des Belges, donne une description détaillée de l’Administration municipale et financière de la Ville de Diekirch (2.190 habitants) – avec M. Jean Pierre DUMONT aux fonctions de receveur de l’enregistrement et de conservateur des hypothèques, de l’Instruction publique et des Beaux-arts – avec en particulier le corps professoral du progymnase de Diekirch, du Service militaire et du Service de Santé – avec le médecin Jean Baptiste KUBORN et le chirurgien André SUSCHENSKY, originaire de Petrovaradin-Novi Sad en Serbie. Avec le traité de Londres signé l’année suivante, en 1839, prit fin l’hégémonie belge sur l’actuel Grand-Duché de Luxembourg qui s’était installée avec la Révolution belge en 1830. Transcription de la page 369 de l’Almanach Royal de 1838 avec, en rouge, les protagonistes du coup de main du 7 décembre 1841 et, en bleu, les membres du corps enseignant du progymnase de Diekirch en 1838. [Recherche documentaire, scan,  arrangement graphique et transcription: bp_2020]

 

156) … vers 1870 les quatre frères-abbés Charles (*1830), Auguste (*1832), Jules (*1835) et Emile (*1838) MÜLLENDORFF, fils des époux Jean Baptiste Michel MÜLLENDORFF (*1791, +1863) et Anne Catherine SCHROBILGEN (*1799, +1876), soeur de Mathieu Lambert SCHROBILGEN (*1789, +1883), concélébrèrent « en famille » la sainte messe à la Cathédrale de Luxembourg. Sa réputation de franc-maçon farouche et d’anticlérical radical n’empêchait pas SCHROBILGEN de cultiver des relations particulières avec ses quatre «noirs neveux» et leur cousin éloigné Victor MÜLLENDORFF (*1820, +1880), curé à Brandenbourg de 1857 à 1873. Pendant son séjour à Diekirch de 1870 à 1877, Mathieu Lambert SCHROBILGEN et Victor MÜLLENDORFF, qui partageaient la passion de la musique, se fréquentaient régulièrement: le séculier était violoniste accompli et l’ecclésiastique excellait à jouer de la flûte. Il se serait évertué à interpréter des oeuvres pour flûte de Jean Guillaume GABRIELSKI (*1791, +1846) dont il laissa des partitions recopiées de sa main à la postérité. En 1877 SCHROBILGEN quitta – abruptement et apparemment sans regrets – Diekirch pour Echternach alors que son « noir neveu » l’abbé Auguste MÜLLENDORFF (*1832, +1910) fit le pèlerinage en sens inverse pour prendre son service à la tête du pro-gymnase de Diekirch en 1881, fonction qu’il assumait jusqu’en 1904. Avec le directeur MÜLLENDORFF, mathématicien et physicien de formation, SCHROBILGEN partageait l’esprit cartésien et l’intérêt pour les sciences. (bp, 2020-02-12)

 

 

Les quatre frères-abbés MÜLLENDORFF, de gauche à droite, Emile (*1838), Jules (*1835), Charles (*1830) et Auguste (*1832) [Photographie: NN; publication: Jules MERSCH, Biographie Nationale du Pays de Luxembourg, Fascicule 3, p. 330] et, à droite, l’abbé Auguste MÜLLENDORFF (*1832, +1910), directeur du (pro-)gymnase de Diekirch de 1881 à 1904. [Photographie: Paul MAROLDT_1902, Publication: C. LANNERS: Le progymnase de 1848/49 à 1890/91 in Livre d’or du Lycée classique de Diekirch, 1992, p. 64]

 

François Joseph FETIS, Biographie universelle des musiciens et Bibliographie générale de la musique, Tome troisième, 1866, page de garde et pages 370-371: Biographie de Jean Guillaume GABRIELSKI (*1791, +1846). A droite, partition originale du Grand Trio concertant pour trois flûtes de [Jean] G.[Guillaume] GABRIELSKY [GABRIELSKI], recopiée par l’abbé Victor MÜLLENDORFF, (*1820, +1880), curé à Brandenbourg de 1857 à 1873 et flûtiste à ses heures perdues. [Scan, légende et arrangement: bp_2020-02-12]

 

155) … après avoir fait escale à Londres (1867-1869) et à Paris (1869), Mathieu Lambert SCHROBILGEN (*1789, +1883), avocat, fonctionnaire, journaliste, écrivain et musicien originaire de Clausen échoua sur les bords de la Sûre à Diekirch (1870-1877) avant de  terminer son périple à Echternach (1877-1883). Heureux propriétaire d’un AMATI – de 1535 à 1684 les AMATI furent les premiers luthiers de Crémone; ils ont formé les GUARNERI et les STRADIVARI – il avait pris l’habitude de gratter son violon d’Ingres en quatuor avec le liégeois Jean François PIROTTE, le bruxellois Auguste GREYSON et le bitbourgeois Vendelin JURION qui fut bourgmestre à Diekirch de 1835 à 1843. Et pourtant SCHROBILGEN, ou SCHRO pour les intimes, n’était pas tendre ni avec la Ville de Diekirch, ni avec ses habitants: S’inspirant sans doute de sa déclinaison onomatopéique en Di-Ki-Ri-Ki, il comparait le nom de la Ville de Diekirch «au cri d’un vieux coq enrhumé». A «Eselsbourg», autre sobriquet dont il gratifia sa généreuse cité d’accueil, «le vieux Merle voyageur» logeait d’abord chez le pépiniériste-rosiculteur Joseph THEIS, ensuite chez le mécanicien Jean BLAU et finalement au château d’en face de l’Hôtel des Ardennes, l’Ulrichsschlässchen, actuellement mieux connu sous le nom de Château WIRTGEN. A partir de 1876 il occupa 3 pièces au second étage de l’hôtel particulier de l’avocat Prosper LAEIS (*1825, +1885), demeure seigneuriale de la Béiergaass que SCHRO n’hésita pas à qualifier d’« une des plus belles maisons de Diekirch ». (bp, 2020-02-08_bp)

 

 

Ancienne demeure de l’avocat Prosper LAEIS à l’entrée de la rue du Curé. Jusqu’en 1914, la famille SCHMIZ-LAEIS y tenait l’Hôtel MOSELLA. Du haut de son balcon, Rodolphe SCHMIZ (*1863), époux de Rosalie LAEIS (*1864), nièce de Prosper LAEIS (*1825), surveille ses 4 enfants, de gauche à droite, Elisabeth SCHMIZ, Marie Elise SCHMIZ alias «Mi» (*1899), Bernardine Rosalie SCHMIZ alias «Bim» (*1905) et Edouard SCHMIZ (*1903). La rédaction du journal «Der Fortschritt» y avait également élu domicile jusqu’en 1940. Le bâtiment dut finalement faire place à un immeuble résidentiel à 4 étages, la Résidence LAEIS. [Photographe: NN_1911; Publication: N. BECKERICH: Diekirch au fil du temps, 2012, p. 121].

 

Quatre portraits du Merle Voyageur Mathieu Lambert SCHROBILGEN. En haut à gauche,  SCHROBILGEN-Etudiant, portrait attribué à J. A. VALLIN; en haut à droite, SCHROBILGEN-Journaliste, dessin par J. B. FRESEZ datant de 1829; en bas à gauche, SCHROBILGEN-Epistolier, portrait attribué à J. B. FRESEZ; en bas à droite, SCHROBILGEN-Vieillard, photographie par D. KUHN. Les quatre portraits de SCHROBILGEN sont issus de la Biographie nationale du Pays de Luxembourg par Jules MERSCH, Fascicule 1, pages 23, 29, 55 et 80.

 

154) … le 27 janvier 1919 George Smith PATTON Jr. (*1885, +1945) note dans son journal de campagne qu’il est passé par Diekirch et qu’il a logé chez la belle-mère du chef de l’Armée Luxembourgeoise. Le challenge fut donc de dénicher une dame d’un certain âge, probablement veuve, qui habitait à Diekirch en 1919 et dont la fille avait épousé un officier qui faisait partie du commandement des forces armées luxembourgeoises. Parmi les membres du commandement de la gendarmerie et de la Fräiwëlligekompagnie, seuls les BECK, FERRON et STEIN avaient des liens familiaux avec la Ville de Diekirch. Alors qu’Eugène FERRON (*1875) – sa mère Marie Catherine BIVER était originaire de Diekirch – avait épousé Marie SOUVIGNIER de Bissen, BECK et STEIN avaient effectivement pris pour épouses des diekirchoises: Maurice STEIN (*1884) avait épousé Georgette SCHULZE (*1893), fille du pâtissier diekirchois Georges SCHULZE (*1867, +1925) et de Jeanne EVERLE (*±1870, +06.01.1919). Charles Joseph BECK (*1872) s’était marié en 1906 à Diekirch avec Marthe MERGEN (*1885), fille de Louis MERGEN (*1857, +1909) et de Caroline BIVORT (*1862, +1937). Parmi les trois prétendantes au titre de most interesting old lady décerné par PATTON, seule Caroline BIVORT, veuve de Louis MERGEN, conseiller communal de 1887 à 1909 et instigateur du projet de démolition de la Vieille Église, satisfait tous les critères: Le 27 janvier 1919 George Smith PATTON Jr. fut donc l’hôte de Madame Caroline MERGEN-BIVORT et logeait au 5, rue du Pont à Diekirch. (bp, fg, bn, cw, as, pk, vh, sh, pde, jb,  2020-01-27_bp)

 

 

George Smith PATTON Jr. posant en 1918 à Bourg (France) devant un char d’assaut français RENAULT FT. Il porte une veste taillée et ceinturée, à col haut et fermé, garnie de deux poches de poitrine dont celle de gauche, à droite, contient un objet plan rectangulaire dont les proportions sont celles du journal de campagne dont question ci-dessous. [Signal Corps – World War I Signal Corps Photograph Collection].

 

Journal de campagne de George Smith PATTON Jr. révélant son séjour à Diekirch du 27 au 28 janvier 1919 [Library of Congress, George S. Patton Papers: Diaries, 1910-1945, Original, 1918-1919; Transcription diplomatique et Traduction française: bp_2019-06-15]

 

Carrières des trois officiers faisant partie du commandement des forces armées luxembourgeoises en 1919 et ayant des liens familiaux avec la Ville de Diekirch: Charles Joseph BECK, Eugène Jean Baptiste FERRON et Maurice STEIN. Pour les autres officiers membres du commandement des forces armées luxembourgeoises en 1919, à savoir Pierre HECKMANN (*1865), Michel FRANCK (*1874), Pierre Edmond MILLER (*1890) et Aloyse Adrien JACOBY (*1895) il n’a pas été possible de découvrir la moindre trace d’une quelconque relation familiale avec la ville de Diekirch. [Données militaires fournies par Benoît NIEDERKORN (MNHM); Recherches généalogiques, conception du timeline et réalisation graphique: bp_2019-06-15]

 

Bal costumé à l’Hôtel des Ardennes de Diekirch en 1904: Assise au milieu du 1er rang Marthe MERGEN (*1885), future épouse de Charles Joseph BECK (*1872) avec, au 2e rang, sa mère Caroline MERGEN-BIVORT (*1862, +1937), épouse de Louis MERGEN (*1875, +1909). Madame Caroline MERGEN-BIVORT accueillera George Smith PATTON Jr. (*1885, +1945) le 27 janvier 1919 en sa demeure à Diekirch. [d’après J. HERR, in Diekirch, Hier et Aujourd’hui, 1980, p. 64-65; légende: bp_2020-01-20]

 

Le Lieutenant 1er Charles Joseph BECK (*1872), le jour de son mariage le 25 juin 1906 à Diekirch avec Marthe Elisabeth Reine MERGEN (*1885) au bras de sa mère Sophie BECK-KIEFFER (*1834) à la sortie de l’Hôtel de Ville, le Château WIRTGEN. [d’après J. HERR, in Diekirch, Hier et Aujourd’hui, 1980, p. 86-87; légende: bp_2020-01-20]

 

Lieu de séjour de George Smith PATTON Jr. à Diekirch la nuit du 27 au 28 janvier 1919: La maison de maître située au 5, rue du Pont appartenait aux époux Louis MERGEN (*1857, +1909) et Caroline MERGEN-BIVORT (*1862, +1937). En 1937 leurs héritiers, Marthe BECK-MERGEN (*1885) et son époux, le Major-Commandant e. r. Charles Joseph BECK (*1872) vendent la maison à Monsieur Paul DECKER, médecin-dentiste à Diekirch (*1908, +1985). [En haut, Plan des alentours de la rue du Pont en 2020: Géoportail_2020; légende: bp_2020-01-22; en bas, Plan des alentours de la rue du Pont en 1920: MH[s]D_2010; légende: bp_2020-01-22]

 

153) … en mai 1946 la dame Félicie LEYDER (*1893, +1961) – am 29. September 1921 zur Leiterin der städtischen Haushaltungsschule ernannt et démise de ses fonctions en 1941 par les Allemands – légua aux boy-scouts de Diekirch un terrain d’une superficie de 1,5ha situé am Floss. Les premiers abris hébergeant les éclaireurs à leur nouvelle adresse n’étaient autre que des Arbeitsdienstbaracken, des constructions rudimentaires tout en bois, désaffectées et abandonnées par les nazis. La nuit du 14 au 15 février 1953, à la suite d’une négligence, le baraquement inférieur servant de local de réunion fut ravagé par un incendie. En attendant la reconstruction en pierre du home inférieur, la Ville de Diekirch vint à la rescousse des scouts en leur proposant de les reloger dans les chalets mis en place par le «Don Suisse» au Megonsgaart. A la fin de la 2e Guerre Mondiale, l’oeuvre de charité internationale, le «Don Suisse», venait généreusement au secours des contrées européennes les plus éprouvées par les affres de la guerre. Ainsi furent inaugurées le 7 février 1946 à Diekirch et à Echternach, en présence de LL. AA. RR. les Princesses Elisabeth, Marie-Adélaïde et Gabrielle […] deux jardins d’enfants que le «Don Suisse» a mis à la disposition du Luxembourg. Les chalets suisses du Megonsgaart furent démontés fin des années cinquante pour faire place à la nouvelle Spillschull, dont la disposition en «L» se calqua sur l’agencement des anciens abris de fortune. (bp, rk, 2019-12-31_bp)

 

 

Les homes scouts au 36, am Floss lors de l’inauguration en présence du Prince Jean en 6 juin 1948: sur des fondations maçonnées sont érigées trois Arbeitsdienstbaracken en provenance de Schrassig acquises pour le montant de 45.000 francs, l’équivalent de 1.115 euros. Actuellement le plus petit des baraquements se trouve en pleine forêt (non visible sur la photo ci-dessus) et sert de refuge aux Rovers. Le plus grand des baraquements, le bâtiment supérieur, sert de gîte d’étape: les installations sanitaires et la cuisine sont au rez-de-chaussée; les dortoirs et salles de séjour se trouvent au premier étage. Ces deux premiers baraquements conservent l’ossature et les panneaux en bois originaux des Arbeistdienstbaracken. Le bâtiment inférieur entièrement (re-)construit en pierre accueille les réunions et activités des boy-scouts et girl-guides de Diekirch fusionnés depuis 2008. [Photographie: NN_1949, Publication: J. HERR_1980]

 

Vue aérienne de la Place Guillaume et alentours à Diekirch datant de 1950-1954: 1) Hôpital du Sacré-Coeur et ses dépendances 1a), 1b) et 1c) démolies pour faire place à la nouvelle Maison de soins du Sacré-Coeur; 2a), 2b), 2c), 2d) et 2e) bâtiments de la rue des Ecoles démolis pour faire place au nouveau complexe scolaire construit entre 2005 et 2011; 2f) immeuble démoli pour faire place à une résidence; 3) chalets offerts après la 2e Guerre Mondiale par le « Don Suisse », démontés fin des années 1950 pour faire place à la nouvelle Spillschull; 4) kiosque démoli en 2010 dans le cadre de la construction du nouveau complexe scolaire et du réaménagement de la place publique autour de l’Eglise, 5) emplacement du Monument aux Morts inauguré en 1955; 6) porche de l’Eglise décanale construit entre 1950 et 1955; 7) Administration des Bâtiments Publics construite en lieu et place de la Villa MEGANCK; 8) Palais de Justice; 9) Jongeschull; 10) ancienne Hotelschull; 11) Meederchersschull; 12) Hôtel de la Poste; 13) Eglise décanale Saint-Laurent et son parterre 14) qui accueillera en 1954 les deux lions de Deutsch en provenance du LCD. Les sites 5), 6) et 14) permettent d’affirmer que la photo a été prise après 1950 et avant 1954. [Photographie: NN_1950-1954; Silhouettage et légende: bp_2019-12-30]

 

152) … rares sont ceux qui savent où se trouvent les lieux-dits Megonsgaart, Megonsbierg ou Megonspesch. Plus rares encore ceux qui connaissent l’origine de ces appellations étranges qui semblent bien spécifiques de la toponymie diekirchoise. L’orthographe est celle utilisée par Marcel THILLEN (*1926, +2007) – scoutmaster successeur des légendaires Tony NOESEN (*1905, +1944) et Albert MAMBOURG (*1917, +1952) – pour retracer l’historique des boy-scouts de Diekirch à l’occasion du 75e anniversaire de la troupe en 1992. THILLEN’S Max est bien placé pour parler du Megonsgaart [megɔ̃zgaʁt] – ou jardin de MEGANCK – puisque du haut de son promontoire le conducteur-inspecteur principal veillait sur les bâtiments publics de l’arrondissement de Diekirch. Surplombant le nouveau complexe scolaire communal, l’imposant immeuble de l’Administration des Bâtiments Publics, son lieu de travail, fut érigé au Megonspesch en lieu et place de la Villa MEGANCK [megãk]; à ses pieds, au Megonsgaart, le jardin d’enfants construit en 1958, élargi et réaménagé de 2005 à 2013. Seul l’ancien pavillon de la Villa MEGANCK semble résister à toute tentative de modernisation. Signalons pour la petite histoire que Pierre Louis Albert MEGANCK, né le 06.02.1823 à Bergen-op-Zoom aux Pays-Bas a épousé le 11.03.1861 à Diekirch Marie Léonie JUTTEL, née à Diekirch le 15.06.1836, fille du bourgmestre Jean JUTTEL (*1800, +1887) et grand-tante du notaire Auguste WILHELM (*1908, +1986), autre résident du Megonspesch. (bp, 2020-02-12_bp)

 

 

Evolution au fil du temps de l’Hôpital de Diekirch (cadre rouge) et du siège de l’Administration des Bâtiments Publics (cadre bleu). Entouré d’un cercle bleu et blanc, l’ancien pavillon de la Villa MEGANCK constitue un précieux repère topographique. En haut, détail d’une carte postale datant de 1902 [Photographie: NN_1902]; au milieu à gauche, carte postale de l’Hôpital du Sacré-Coeur avant la construction de l’aile gauche [Photographie: T. MANNON_±1902] et à droite, carte postale de la Villa MEGANCK [Photographie: NN_?; Publication: N. BECKERICH_2012]; en bas, détail d’une carte postale datant de 1950-1954 [Photographie: NN_1950-1954, nbi] [Arrangement et légende: bp_2019].

 

Au centre, le siège de l’Administration des Bâtiments publics de l’Arrondissement de Diekirch. A droite, l’ancienne Hotelschull et la nouvelle entrée principale du Complexe Scolaire communal. Le plan horizontal portant les locaux du préscolaire, l’ancienne Spillschull (à gauche, en rouge) et couvrant le hall sportif (en bleu) représente le niveau du Megonsgaart (en orange). Le talus remontant au nord n’est autre que le Megonsbierg ou Megonspesch (en vert). [Photographie, silhouettage et légende: bp_2019-12-08]

 

151) … la fontaine installée en 1961 sur la Kluuster fut imaginée par Edmond LUX (*1916, +2004), professeur d’éducation artistique au Dikricher Kolléisch (1945-1983). Elle comportait un bassin supérieur coiffé d’un demi-dôme en cuivre perforé d’une douzaine de « bouchons » en verre bleu prune – d’ou le surnom de Gebeesskässel – et un bassin inférieur dont le plancher était tapissé d’une mosaïque dessinant les contours de la Ville de Diekirch. Entre les deux bassins l’eau coulait en circuit fermé: Siphonnée du bassin inférieur, elle était pompée au dessus du demi-dôme, giclait par plusieurs ouvertures d‘une conduite épousant le méridien frontal de la coupole et s’écoulait en nappe sur la panse du chaudron pour se déverser dans le bassin supérieur. Des capteurs situés en arrière des deux colonnes encadrant le fronton principal décoré du sceau de la liberté, « S: Libertatis in Dikirchen », aspiraient l’eau du bassin supérieur et la passaient aux buses horizontales de la tête des colonnes latérales d’où elle s’échappait en flux laminaire dessinant de part et d’autre un fin rideau d’eau effleurant la mosaïque du bassin inférieur. L’ingénieuse fontaine vieillissait mal – maçonnerie désagrégée, pierres de taille noircies, mosaïque dépecée, buses et gicleurs obstrués – et des assauts de vandalisme lui donnèrent le coup de grâce; elle fut démolie en 2009. (bp, 2019-12-21_bp)

 

 


Reconstruction graphique de la Fontaine de la Place Guillaume, vue de face (en haut) et en coupe sagittale para-médiane (en bas). Le plan de la mosaïque est indiqué en pointillé rouge. En brun, le Gebeesskässel avec ses « bouchons » en verre bleu prune. Pour passer du bassin supérieur au bassin inférieur, l’eau ruisselait également en trop-plein sur le fronton principal dont le bord supérieur était légèrement abaissé par rapport au bord postérieur du bassin supérieur. Les quatre blocs de pierre plantés sur le bord antérieur du bassin inférieur portaient des projecteurs qui éclairaient la façade de la fontaine. L’éclairage était le premier élément à céder et sonna ainsi le déclin progressif de l’ouvrage. [Graphiques: bp_2019-12-18]

 

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